Père riche, père pauvre – leçon 1 (8)

« On peut comparer cela à un âne en train de tirer une charrette tandis que son maître laisse pendre une carotte juste au-dessus de son museau.
Il est fort possible que le propriétaire de l’âne se rende où il veut aller, mais l’âne de son côté poursuit une illusion.
Demain, le même manège recommencera et l’âne devra se contenter d’une autre carotte illusoire. »

J’aime beaucoup cette vision de l’âne et de la carotte, même si je sais qu’il n’y a pas besoin de carotte pour faire avancer un âne. Cette histoire ne prend pas en compte le côté têtu de l’âne qui peut très bien décider de ne pas faire un pas pour cet imbécile d’humain qui sera bien obligé de le nourrir, qu’il avance, ou pas.

Si je prends cette métaphore telle quel, en effet le travailleur est un âne (l’intelligence en moins) qui avance pour attraper une carotte illusoire. Il fait les tâches décidées par un employeur et parfois plus en espérant une hypothétique récompense, une illusoire prime, une éventuelle augmentation, quelques remerciements.

Combien de personnes font des heures supplémentaires sans être payées ?
Trop !

Notre vie de travailleur n’est qu’une illusion parmi tant d’autres.

Alors bien sûr qu’il faut des manouvriers. Quoiqu’avec toutes ces entreprises robotisées, on tend vers une déshumanisation du « travail » au sens propre du terme. Dans certains pays, on voit même apparaître des androïdes pour présenter le journal télévisé.

Mais dans ce cas, la peur s’estompera, puisqu’il n’y aura plus d’illusions à avoir.

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Père riche, père pauvre – leçon 1 (7)

« La plupart des gens ne savent pas que ce sont leurs émotions qui pensent à leur place. »

Quand tu arrives à évaluer un problème avec du recul, les actes sont très différents.
Il faut tenir compte de ses sentiments, de ce qui nous vrille les tripes.

Une fois les tensions apaisées, il est plus facile de poser un regard serein et réfléchi sur des difficultés qui n’en seront peut-être même plus.

Le plus dur est d’en prendre vraiment conscience, car nous nous retrouvons submergés à nos dépens.

 

 

« Un emploi est vraiment une solution à court terme pour un problème à long terme.»

Le fait de travailler permet de subsister aux besoins de tous les jours, payer les factures, se nourrir…

Ces besoins seront toujours là, jusqu’à la fin de nos vies. Si nous trouvons un emploi, il sera de toute façon, que sur une courte distance de notre chemin, ne serait-ce que parce que nous finirons tous, travailleurs, par être à la retraite.

Donc un emploi qu’il soit en CDD ou en CDI ne résoudra pas le problème des sorties d’argent quotidien.

Père riche, père pauvre – leçon 1 (6)

 

« C’est la peur qui fait que la plupart des gens tiennent à conserver leur emploi.
La peur de ne pas pouvoir payer leurs factures.
La peur d’être congédiés.
La peur de ne pas avoir suffisamment d’argent.
La peur de recommencer à zéro.
Voilà le prix à payer quand on étudie pour apprendre une profession ou un métier et qu’on travaille ensuite pour l’argent.
La plupart des gens deviennent esclaves de l’argent, puis ils se fâchent contre leurs patrons. »

Cette citation résonne fortement en moi.

En effet, j’ai subi ces peurs imbéciles qui vous font prendre de mauvaises décisions, apportant plus de problèmes qu’un simple renoncement.

Est-ce si grave si les factures ne sont pas payées ? Tu perds ton emploi, tu touches les aides. En France c’est un droit paraît-il. On râle, on ne veut pas être des assistés. On râle sur le dos de tous ceux qui eux ne sont pas si cons, profitent de tous leurs droits à être aidé pour un minimum de survie.

Oui, l’argent nous rend esclaves.

Pas de travail, pas de problèmes de transport, dont pas de frais d’essence.
Pas de travail, pas de frais de garderie.
A-t-on vraiment besoin du dernier téléphone portable qui vient juste de sortir ?
Nos téléviseurs ont-ils vraiment besoin d’être plus grands ?

Non ! Vous ne le savez peut-être pas, mais il est possible de vivre sans nos réfrigérateurs modernes. Si tu habites la campagne, c’est encore plus simple en allant directement à la source. Encore mieux si tu as un jardin.

La peur n’évite pas le danger. Faire des études pour apprendre un métier ne veut plus rien dire.

Y a plus de boulot ! Même si je traverse la route, on n’en trouve pas.

Le problème de cet esclavage est que les gens veulent plus d’argent pour « avoir », alors qu’il faudrait tout bonnement se passer « d’avoir » et puiser dans ce que l’on possède déjà. A l’aide du « fait maison », du partage, il est même incompréhensible tu ne pas arriver à faire un pied-de-nez à cette foutue société de consommation.
Cela me fait penser à toutes ces entreprises, ces supermarchés qui perdent de l’argent, parce que les gens ne peuvent plus venir consommer suite aux manifestations et aux blocages.
Pour le coup, les gens ont fait des économies, la consommation l’a eu profond.

Maintenant qui a peur ?

Cela n’a certainement pas empêché les manifestants de faire les fêtes du 24 décembre et du 31. Voire pour certaines et certains, elles ont été leurs meilleurs depuis bien longtemps.
La peur a fait place à la convivialité et à l’entraide.

Donc il est possible de ne plus avoir peur.

Phonétique

 

[‘] Coup de glotte comme haut
ā [â] Comme pâle
ē [ê] Comme tête
ī [î] Comme pitié
ō [ô] Comme pôle
ū [oû] Comme poutre
  [H] aspiré
  [R] roulé
ei [éï] Comme abeille
ai [aï] Comme aïe
iu [iou] Comme Miou-Miou
oi [oï] Comme boy

 

Père riche, père pauvre – leçon 1 (5)

« La plupart des gens, si on leur donne plus d’argent, ne réussissent qu’à s’endetter davantage. »

La société de consommation est le fléau de notre temps.

Il n’y a qu’à écouter les médias, en ce moment. Ils ne parlent que de cela.

Mais les gilets jaunes revendiquent-ils vraiment tous plus de pouvoir d’achat ?

Certains arrivent difficilement à joindre les deux bouts. Une fois les factures payées, il leur est difficiles de mettre un peu de beurre dans la gamelle de coquillettes. Bien sûr, c’est une image, mais quand bien même, il faut pour certaines et certains se contenter de patates ou de pâtes.

Etant une ancienne enfant de mère célibataire, je sais de quoi je parle ; c’était déjà comme ça de mon temps. Et croyez-moi sur parole, un gosse sait que s’il n’y a pas de sous pour remplir le frigo, il n’y en a pas plus pour des baskets de marque, et encore moins pour le Smartphone dernier cri. Donc il ne lui vient pas de réclamer.

Nous rencontrons toujours ces personnes qui dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas. Pas de peur de manquer pour ceux-là. Ils connaissent le système et le font bien fonctionner, à l’aide d’un bon dossier de surendettement rondement rempli par un travailleur social.

Mais pour les autres, la vie est dure, remplie de restrictions.

Par contre, c’est un fait établi. Donne plus d’argent (donc plus de pouvoir d’achat) à une personne qui a grandi avec l’habitude d’avoir tout (ou presque) ce qu’elle veut ; et l’argent lui brulera les doigts.

Cet argent flambera dans leurs mains. Il leur en faudra par conséquent plus, toujours plus.