Hina, Maui et compagnie de Titaua Porcher

Cette pièce de théâtre, publiée aux éditions « Au vent des îles », reprend la légende du cocotier très connue à Tahiti, puisqu’elle explique la naissance de cet arbre sur les îles polynésiennes.

Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, pas de soucis. Un conteur nous la narre au début de la pièce.

C’est une version plus moderne de ce mythe que nous offre Titaua Porcher.

« Hina et Maui sont deux jeunes gens éperdus d’amour l’un pour l’autre, au point de ne pouvoir se passer de s’envoyer des texto, quand ils ne sont pas ensemble.
Un soir, la famille d’Hina accueille Vaihi, le fils d’un vieil ami du père de celle-ci. Ce nouveau venu tombe sous le charme de la jeune femme au caractère bien trempé.
Vaihi fait appel à un dieu pour l’aider à l’ensorceler et en faire sa compagne. »

Cette histoire plaisante garde le fils conducteur de la légende original (le cocotier en moins). L’auteure profite, au travers du regard critique d’Hina et du dieu Ta’aroa, pour prôner un peu de végétarisme, nous parler d’écologie, démontrer la folie des religions, sans oublier de rire, au passage, de nos jeunes et de leurs téléphones portables.

Il est beaucoup question de fromage français, ajoutant une note humour au récit.

Le vocabulaire littéraire des jeunes gens m’a dérangé. Je n’ai pas eu l’impression d’entendre parler des adultes d’à peine 20 ans. De plus ils se raconteraient presque leurs vies, alors qu’ils sont censés passer tout leur temps libre, jamais l’un sans l’autre.
Maintenant, c’est le problème des pièces de théâtre. Il faut bien apprendre à connaitre les protagonistes.

Certaines personnes seront un peu perdues durant les dialogues en Tahitien, surtout chez les popa’a (étranger). Heureusement, les échanges dans cette langue sont courts. Il y a bien quelques mots par-ci, par-là (c’est quand même un mythe polynésien), mais cela ne gène en rien la compréhension de l’histoire.

La fin choquera peut-être les puritains. N’oublions pas que les coutumes d’ici ne sont pas forcément celles d’ailleurs.

 

Publicités

Dreadlocks 2e partie – Milou Style

Suite à la demande de ma fille pour avoir des dreadlocks, après des recherches infructueuses, malgré le bouche-à-oreille, je me suis attelée à démarcher chez les coiffeurs.

Deux genres de personnes se sont montrés à moi.

Le premier, poli et respectueux, m’a simplement dit non. Certains ont même pris la peine de réfléchir qui pourrait bien faire cela.

Le deuxième genre, fière d’être de vrai coiffeur, m’a parlé d’hygiène, voire rit au nez devant mon désir de faire plaisir à ma fille.

Quand enfin, une lumière est apparue dans ma nuit noire, si je puis dire.

Alors que je passais au Cutiland d’Arue pour acheter une solution miracle au problème du moustique envahissant, nous avons fait un crochet pédestre au coiffeur d’à côté.

La coiffeuse m’a dit qu’elle ne faisait pas les dreadlocks, mais que la personne à qui elle venait de vendre son salon pratiquait cette coiffure. Mon numéro de téléphone fut pris, la date d’ouverture du nouveau salon fut notée.

Nous nous sommes rendues à « Milou style » (nouveau nom du lieu) pour nous renseigner du tarif et de la possibilité de la chose.

Et c’est là que tu vois une bonne commerçante. Une première dread vu le jour dans la nuque de ma fille gratuitement. Après une semaine, ma dite fille étant convaincue de son désir d’en avoir sur toute la tête, nous avons profité des vacances pour placer le rendez-vous qui changea sa tête en poulpy.

Désolée, cela m’a échappé.

Cela a pris une bonne journée pour la métamorphose. Bon, ses cheveux n’étaient pas courts. Après 5 semaines, nous y sommes retournées pour une demi-journée de peaufinage.

Si vraiment, mais vraiment, vous avez envie de changer de coiffure pour des dreadlocks, sachez qu’il vous faudra :
• Mettre la main à la poche, car la coiffeuse, toute gentille soit-elle, ne travaille pas gratuitement.
• Du temps, surtout si vos cheveux ont de la longueur.
• Ne pas craindre de passer plusieurs heures à se faire tirer les cheveux.
• Avoir la motivation d’entretenir vos dreadlocks, car ce n’est pas des rastas.

Et surtout, ne pas oublier qu’il n’y a qu’une alternative à la fin des dreadlocks.

La tondeuse !

Dreadlocks

Alors que je peux voir des Tahitiens avec des dreadlocks, il m’a été difficile de trouver une personne pour faire celles de ma fille.
Parfois, il ne suffit pas de questionner pour obtenir une réponse fiable. Le « tu vas sur la plage et tu demandes » ne m’as pas vraiment convaincue.
Donc j’ai cherché sur Facebook, car c’est bien connu que l’on y trouve tout.

Ben oui, mais en fait, non.

Armée des coordonnées d’un sacro-saint faisant cette coiffure monnayant 2000 XPF la demi-heure, je voyais déjà la tête de ma blondinette se transformer en celle de Bob Marley ; et tout cela de mon domicile.

Depuis peu en Polynésie Française, je ne connais pas encore la « fiu attitude ». J’en avais entendu parler, mais delà à le vivre, ça fait deux choses bien différentes.

L’homme, que j’imagine jeune, travaillait pour un centre aéré quand je l’ai contacté. Nous sommes convenus de nous recontacter après les vacances scolaires. Je l’ai donc rappelé, mais je suis tombée sur sa messagerie téléphonique. Après une bonne semaine, ma fille me demande un soir, si le gars peut venir le lendemain après-midi.
N’en pouvant plus d’attendre, ma petite, déjà grande, a relancé ce pseudo coiffeur de Dread sur Messenger. J’ai profité du lien enfin rétabli avec ce jeune homme pour lui dire que ma fille étant mineur, le rendez-vous se ferait en ma présence (il vient quand même chez moi en plus). Je l’ai invité à me rappeler pour que l’on arrête ensemble le jour de son intervention.

Oui, je sais. Ça fait vraiment vieille peau et obsolète de décrocher le téléphone, même portable, pour parler à une personne d’un rendez-vous de TRAVAIL.

Le gars ne venait pas chez moi bénévolement. Petit rappel : 2000 XPF la demi-heure.

Mais non, tu comprends, lui, il communique par Messenger. Autrement ce n’est pas possible. Véridique.

EH ! A plus de 15€ pour 30 minutes, tu décroches quand on t’appelle ! Ou t’envoie un SMS invitant la personne à te joindre à une heure bien précise.

Eh bien non !

J’ai contacté une autre personne toujours trouvée sur « face de bouc » prête aux meilleurs soins pour faire entrer de la monnaie sonnante et trébuchante dans sa poche, mais ma fille ne voulait que des dreadlocks faites avec ses cheveux et non des rajouts comme le proposait mon nouvel interlocuteur.

Et me revoilà repartie dans mes recherches, qui ont trouvé un aboutissement heureux.

Extrait de « La Tavana »

Tiré de la fnac :

Narratrice de sa propre vie, Vaema Teikimatua nous fait naître et grandir avec elle pour nous plonger rapidement dans le décor colonial du Tahiti des années 1950. Elle sera le témoin privilégié de la relation amoureuse que vivent Frédéric, le directeur du journal qui l’emploie, et Julie, la femme du gouverneur, la Tavana. Julie fera de la jeune fille sa confidente, et lui livrera tous les secrets et les tourments de sa passion. Pour notre plus grand bonheur, Vaema nous les conte dans un style élégant qui allie la vivacité du ton à une langue précise et raffinée.

Mon avis :

L’histoire de Vaema est intéressante, mais ardue à lire. Je ne sais si j’en viendrais à bout tellement les tournures de phrase sont formulées en des termes parfois compliqués, qui paraissent être mal traduites. C’est pourtant bien une francophone d’origine tahitienne et chinoise qui l’a rédigé. Par exemple, cette femme érudite n’écrit pas un article, elle le commet. Je suppose que son côté chinois transparaît dans sa formulation qui (en ce qui me concerne) rend la lecture fastidieuse.

Ce sont les paroles de Frédéric Andorain, patron du journal qui me donnent l’envie de parler de ce livre, bien que je n’en ai pas encore parcouru la moitié. Il informe ses employés qu’il risque d’être évincé de son journal.

Je rugis à l’avance du développement exponentiel prochain que prendra le tourisme. Auquel ceux qui vivront ici n’échapperont pas. Les séquelles désastreuses que provoquera cette hérésie – par ailleurs assurée d’un succès populaire et financier dont les partisans eux-mêmes n’évaluent pas encore l’ampleur – me conduiraient si je ne vous avais en charge, à quitter cette terre sans délai. Construction d’hôtels, percement de routes dans la montagne, défilés folkloriques aussi permanents que le 14 juillet. Prostitution des natives qui viendront encore plus nombreuses depuis leurs îles où elles ne compteraient pas, en y restant toute leur existence, le dixième des sommes qu’elles recueilleront à Papeete en s’y vendant, quelques années seulement. Je redoute que l’on ne voie d’ici peu, alentour de cette cité encore provinciale, les signes d’une civilisation débordante que sera l’accumulation d’ordures ménagères, haute comme une colline, et sur laquelle quelques éléments d’une population devenue paradoxalement pauvre, viendront chercher le profit que leur procurera la vente d’objets négligemment jetés au rebut par les popaa. Un jour on ne pourra peut-être plus se baigner dans le lagon sans risquer d’en sortir huileux comme une sardine, ou d’y contracter une blépharite. (…) La cause est entendue. Et ce avec d’autant plus de certitude que les Tahitiens eux-mêmes, en majorité, accueilleront ces nouvelles mœurs, ces nouveaux personnages et les nouveaux produits, avec la curiosité que suscite un jouet neuf, vanté par la publicité. Cette terre sera absorbée par la vague unificatrice, peinte en vague civilisatrice, telle celles qui ont déjà absorbé les îles Hawaii et autres rivages du Pacifique. Lorsque vous lisez, dans les journaux américains, que l’espace pacifique est celui de l’ère future, cela veut dire l’espace de toutes les combinaisons financières. Et plus spécifiquement les moins ragoûtantes. (…) Avec le remue-ménage et le flot de gens de toutes spécialités que cette innovation engendrera, cette terre deviendra un enfer.

popaa : mot Tahitien signifiant étranger, non natif de Polynésie.

(…) : j’ai eu la flemme de tout écrire, alors j’ai coupé les passages qui n’apportent rien au message que je souhaite faire passer.

 

J’ai trouvé ce passage perturbant. Il vient de la bouche d’un homme vivant dans les années 50 ; et pourtant il sonne comme une prémonition dont je peux voir la véracité chaque jour.

 

Du coq au chien au chat

Durant mes premières semaines sur le sol Tahitien, la profusion de poules omniprésentes m’a surprise.

Quel que soit le quartier où tu vas, les mamans poules et ses pioupious marchent à la queue leu-leu, grattant les sols et picorant tout ce que ça peut.

Le plus drôle se situe au Mc Do. Oui ! il y en a aussi sur Tahiti. Loin des portes ultralourdes de ceux de chez nous, où tu te demandes parfois s’ils ont vraiment envie que l’on y vienne manger. Ici, elles coulissent et sont ouvertes à tout vent, voire à toutes volailles.

Des pancartes stipulent bien clairement qu’il est interdit de nourrir les animaux. Qu’à cela ne tienne, les poules et toutes leurs familles s’invitent au banquet de la frite sauvage et offerte, que des mangeurs affamés ont laissé tomber par mégarde.

Là où en France, il y a les pigeons, ici en plus, nous avons les gallinacés.

Une autre spécificité de ladite volaille provient de son chant. Le coq de chez moi peut retourner au fin fond de son poulailler. Amis et voisins de ferme, vous pleurez quand le gaulois coq chante tôt au lever du soleil. Le mā’ohi moa oni chante à n’importe quelle heure de la nuit (oui, oui ! la nuit !), voire toutes les heures s’il est en forme. Il échange les nouvelles avec ses congères à des kilomètres à la ronde.

Parfois maître coq se repose et daigne laisser dormir les braves humains que nous sommes.

Parfois ! Et parfois nous arrivons à dormir.

Quand il n’est pas remplacé par tous les chiens du voisinage se mettant en voix, pour faire valoir leurs droits aux commérages, toujours de nuit. Pas fou non plus. Le jour, il fait trop chaud.

Ça va, ça vient, dans une cacophonie qui s’arrête, quand la fatigue doit se faire sentir sur tous bêtes plus ou moins errantes.

Bien qu’il y ait des combats de coqs sur Tahiti, les poules et leurs mâles sonores sont inoffensifs. Les chiens, eux, y sont une plaie.

Beaucoup de chiens errants trainent, sans être forcément sans propriétaire.

Je pense à une femme de France qui promenait son chien en laisse dans son propre jardin, pour être certaine qu’il ne s’enfuirait pas. C’est simple, j’en ai encore envie de rire. Les chiens Tahitiens sortent de leurs jardins et te gueulent dessus, traversant la route s’il le faut, pour que tu comprennes bien où sont leurs territoires. Parfois, il a un pote à lui qui l’accompagne (rarement plus petit).

La police n’a pas encore d’unité cynophile, pas de fourrière non plus.

Les morsures sont nombreuses. J’en ai fait l’expérience. Après avoir été mordue, pourtant sans gravité, on m’a fortement conseillé d’aller aux urgences. J’ai échappé à une vaccination du tétanos, car mon carnet de santé était à jour (enfin plus moi que le carnet). Interdiction d’aller se baigner (dans la mer, bien sûr c’est Tahiti, pas dans la baignoire), jusqu’à fermeture de la plaie.

Bon après, il faut être raisonnable. Quand il manque un bout de peau, même superficiel, tu n’as pas top envie d’y mettre du sel.

Qui dit plaie, dit bandage. Les Tahitiens n’hésitent pas à bander toutes leurs blessures, afin de s’assurer qu’elles ne s’infectent pas. Tu peux acheter des bandes facilement et pas cher, même en grande surface.

Le taote (docteur) m’a prescrit des antibiotiques pour ma morsure. Toutefois, la blessure étant superficielle, il m’a demandé de ne les prendre qu’en cas de douleurs et apparition de rougeur.

En France aussi, les morsures de chiens errants sont dangereuses.

Pour en finir avec mes nuits mouvementées Tahitiennes, il arrive que certaines nuits, les coqs et les chiens nous accordent un peu de repos. Et curieusement, ce sont les nuits où les chats s’adonnent à chasser la femelle, juste sous vos fenêtres.

Parfois (oui, j’ai remarqué aussi, beaucoup de parfois dans ce texte), toute la ménagerie y va de conserve.
Et là ! Tu peux retourner devant ta télévision.

On ne dort pas toujours, mais au moins, on ne s’ennuie pas à Tahiti.

Red Zone

Mon fils et moi, nous avons pris notre plus grande motivation et avons commencé le début du mois de décembre avec une séance sportive dans le Red Zone de Tahiti.
Les bonnes résolutions se prennent en début d’année et s’oublient vite. Peut-être que, en en prenant une en fin d’année, elle tiendra jusqu’aux prochaines vacances de juillet.

Nous sommes donc partis à pied de la maison, pour nous rendre à l’immeuble Le Bihan à environ 20 minutes de la maison (donc 40 minutes de marche aller/retour). Après un accueil chaleureux, quelques explications de fonctionnements et un formulaire remplit, nous avons commencé doucement.

Mon fils a fait du rameur. Je ne sais pas comment s’appelle l’appareil que j’ai utilisé. En position debout, les pieds appuient sur des pétales, tandis que les bras font fonctionner des leviers.

Je peux vous dire que j’ai pleinement pris conscience de mon manque de sportivité. Le but de l’engin doit être de faire fonctionner le cœur.

Ben ! Y a du travail !

Mon fils était motivé pour essayer le cours collectif. Alors la personne préposée à l’accueil ce jour-là nous a prévenus avant que le cours ne débute.

ERREUR FATALE !! Je ne suis pas un peu rouillée, mais très très rouillée. J’ai vu des femmes plus vieilles que moi tenir jusqu’au bout. Mon fils a tenu également assez bien, même s’il a galéré. Il a flanché avant la fin.

Mais comble de joie pour la mère que je suis, il a accepté d’aller faire un peu de musculation après la séance de cuisses-abdos-fessiers (que j’ai en grande quantité avec un tout petit peu de muscles autour). Il voulait essayer une machine pour soulever des poids en position assise. Il a eu l’air d’aimer.

Mon fils n’a pas 16 ans. Il ne peut donc pas aller seul dans les salles de sports qui n’ont pas d’éducateurs spécialisés. Devant l’accompagner, nous avons pris la décision commune d’essayer les cours de body combat et de Pilate, une gym énergique et une douce.

J’espère qu’il aimera le Pilate, car j’en ai déjà fait. Et n’en déplaise aux pédopsychiatres qui penseront qu’un garçon adolescent a mieux à faire que de « pilater » avec sa petite maman, j’espère qu’il aimera. Cela lui permettrait de se muscler en profondeur et de lui donner de meilleures postures. J’ai hâte de faire du body combat qui va bien nous détendre.
Le vélo en groupe pour faire travailler le cœur et aider à mincir nous a semblé sympathique, aussi.

Personnellement, je vais me tender la séance d’étirement. Malheureusement, le cours de yoga est en même temps que le va’a. Eventuellement, les jours où il pleuvra, j’irais faire une séance.

Pourvu que ça dur !

Vanira Lodge

Petit séjour de deux nuits pour ma petite famille et moi, dans cette pension de famille de Tahiti Iti.

Si vous êtes en fauteuil roulant, ou si vous souhaitez être les pieds dans l’eau, oubliez. Ce n’est pas la pension qu’il vous faut. Au début, nous nous sommes même demandé, si nous allions arriver à monter la pente sans un bon 4X4. Mais notre petite Fiat Panda s’en est sortie sans problème, car si le chemin n’est pas engageant, il est bétonné sur la montée.

Par contre, si vous souhaitez faire l’expérience d’une maison traditionnelle polynésienne en famille, d’une maison dans les arbres et avoir l’impression de vivre comme Robinson (en version grand luxe, bien sûr), ou encore de vivre un moment en amoureux dans un bungalow avec jacuzzi et vue sur le lagon (pas panoramique, mais magnifique tout de même), Vanira Lodge est vraiment un très bon endroit pour cela.

Nous avons pris le bungalow « KAVA » (voir la photo du site prise de la Messaline). Mon fils qui habituellement n’aime pas les changements dans les salles d’eau a adoré la douche faite avec des pierres volcaniques de l’île. Cette impression d’être dedans et dehors à la fois nous a ravis.

La pension possède une petite piscine commune qui a trois paliers. Il faudra être prudent avec les jeunes enfants qui ne savent pas nager. L’avantage, c’est que les parents peuvent avoir de l’eau un peu au-dessus de la poitrine pour les mamans, tout en étant avec leurs enfants dans la partie pataugeoire.

Le cadre est agréable. Vous pouvez y voir des bassins à poissons avec sa végétation, ainsi que son potager qui, je pense, s’inspire de la permaculture.

Je ne vous conseillerai pas le sentier qui se trouve après le bungalow « Ofai ». Je n’y suis tentée. J’ai atteint le panorama en recrachant une partie de mes poumons, et en me demandant comment mon cœur arrivait encore à battre. Mon fils pareil. La montée se grimpe grâce à des marches creusées dans la terre. Du haut de mon mètre cinquante-six, certaines marches m’arrivaient bien au genou. La vue y est magnifique et heureusement. La descente est aussi fastidieuse que la montée. C’est simple, mes muscles pleurent encore leurs mères.

Les bungalows familiaux sont équipés de cuisine, et heureusement. Honnêtement, nous avons bien mangé au restaurant de la pension. Il ne faut pas être de gros mangeurs. Le menu y est gastronomique. C’est délicieux et fin, mais pas de steak frites. Ou alors mon fils de 14 ans était trop vieux pour qu’il puisse y avoir accès. Il a pris le bœuf (sauce morilles à part), frites maison. Avec mon poisson perroquet vapeur, ses légumes et son riz, je suis celle qui a reçu la plus grosse assiette. Le poulpe au curry est apporté dans une très grande assiette qui forme en son centre un bol. Et pour le coup la portion paraît d’autant plus petite. On remercierait presque le riz d’exister.

Le restaurant est fait plus pour les gourmets que pour les gros mangeurs. En contre-partie, le petit déjeuner est copieux, avec ses fruits frais, le fromage, confiture,  pour tous les menus proposés. Il y a possibilité d’avoir une version pain coco, pain beurre, yaourt, ou une version avec omelette. Vous pouvez aussi vous contenter du simple café qui celui-ci est coulé et pas soluble comme dans les bungalows.

En conclusion, notre séjour dans cette pension de famille y a été agréable. Elle vaut sa bonne notation dans le guide « Ia ora ». Elle change des pensions les pieds dans le sable et offre une aventure différente.