Père riche, père pauvre – leçon 2 (1)

« Ce qui compte dans la vie, ce n’est pas combien d’argent vous faites, mais combien d’argent vous parvenez à conserver. »

Dans cette deuxième leçon, l’auteur de « Père riche, père pauvre » veut nous expliquer pourquoi il faut apprendre l’ABC du domaine financier.

Selon moi :

Cette première citation résume, à elle seule, une grande partie du commencement de la réussite.

Au début, il est important de gagner sa vie par un revenu venant d’une entreprise pour laquelle on travaille. Kiyosaki commence ainsi pour obtenir les premiers dollars qui lui permettront de bâtir sa richesse. Ce revenu nous permet de faire nos premiers pas vers l’aboutissement de notre future richesse. A moins d’avoir déjà un pécule de départ (certains parents ouvrent des livrets d’épargne à leurs enfants dès la naissance).

Bien qu’il soit important d’avoir un bon salaire, ou au moins un minimum afin qu’il reste de l’argent une fois les factures obligatoires payées, faire de l’argent ne fait pas de nous une personne riche, si à côté de ça nous sommes des paniers percés.

Un simple smicard peut tout à fait avoir plus d’argent en banque qu’un ingénieur.

Si le premier est plus économe que le deuxième, il vivra certes moins aisément aux yeux de la société, mais il aura plus de possibilités de faire travailler cet argent qu’il ne dépense pas en futilités.

Moins vous dépensez vos revenus de salariés, plus vous avez d’argent à faire travailler pour vous.

Entre deux personnes gagnant bien leur vie, nous aurons :

• celle qui dépense ses gains pour des plaisirs immédiats. Elle manquera toujours d’argent, et aura par conséquent besoin de travailler plus pour gagner plus.

• Celle qui garde son argent, le place judicieusement augmente son pécule. Il sera bien temps pour cette personne de se faire quelques petits plaisirs.

Et vous comment voyez-vous les choses ?

Combien d’argent vous parvenez à conserver ?

 

« L’intelligence résout les problèmes et génère de l’argent.
Sans intelligence financière, l’argent vous glisse entre les doigts. »

L’intelligence dont il est question n’a rien à voir avec l’éducation et notre faculté à résoudre des équations complexes, mais bien de notre intelligence financière.

Si nous savons utiliser, placer, acheter judicieusement l’argent que nous possédons, il nous rapportera. Dans le cas contraire, l’argent quittera nos poches au lieu de les remplir.

Quand nous ne possédons pas cette intelligence, rien ne nous empêche de nous entourer de personnes qui l’ont.

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Père riche leçon 1 – un petit bilan personnel

« Les riches ne travaillent pas pour l’argent »

C’est la phrase que je retiendrais le plus de cette première leçon.
La vision de père riche est saisissante de vérité. Les événements qui se déroulent en France en ce moment ne le font pas mentir.

Nous avons peur :
• De ne pas arriver à joindre les deux bouts.
• D’avoir toujours à ramer pour finir le mois.
• De perdre ces misérables rentrées d’argent qui nous permettent …

Permettent quoi en fait ?

Je me souviens avec aigreur de cette période où mon mari était en déplacement plusieurs mois pour son travail et que l’ANPE m’a embringuée dans une vaine formation qui ne m’a rien apporté de concret niveau emploi.

Mes enfants étaient malheureux comme les pierres de ne pas avoir leur papa à la maison. Leur maman les laissaient en garderie de l’école le matin et le soir. Tout ça pour ne pas risquer de perdre les quelques centaines d’euros dont j’avais légalement droit, puisque j’avais travaillé.

Cela a été une révélation pour moi de voir comment on peut s’épuiser pour un travail qui m’a surtout couté des sous, parce que j’ai dû payer des frais que je n’aurais pas eus sans cette formation.

Actuellement, je travaille pour rien. Je suis bénévole à la Croix Rouge de Polynésie. J’y viens quand je l’ai choisi, fait du tri de vêtement, et part quand je veux.

Je dois avouer que la rémunération de ma douce moitié me permet de vivre de l’air du temps. Nous vivons simplement et malgré tout confortablement.

D’ailleurs une réflexion de ma fille m’a fait sourire. Fan de manga et envie de Japon, elle prend des cours payants de japonais. Bien que nous fassions partie de la classe moyenne, aux yeux de ma fille, elle a des parents riches.

Pas de Porsche dans le garage, pas de tableaux de maître si ce n’est ceux de ma fille, pas d’argenterie.
Juste la possibilité financière de s’offrir le luxe que représentent des cours de langue, ou de musique, ou un nouveau téléphone portable (oui on a beau ne pas être dingue du dernier gadget à la mode, le téléphone portable, c’est le téléphone portable).

Cette leçon de Robert Kiyosaki met en valeur notre peur de manquer. Les personnes de la classe moyenne et les pauvres triment pour trois sous afin de « survivre » aux factures, alors que les riches cherchent à investir chaque denier pour les doubler, les tripler, …

Pour devenir riche, la première leçon (selon moi) sera donc d’abandonner ces peurs qui nous empêchent de voir grand.

Père riche, père pauvre – leçon 1 (8)

« On peut comparer cela à un âne en train de tirer une charrette tandis que son maître laisse pendre une carotte juste au-dessus de son museau.
Il est fort possible que le propriétaire de l’âne se rende où il veut aller, mais l’âne de son côté poursuit une illusion.
Demain, le même manège recommencera et l’âne devra se contenter d’une autre carotte illusoire. »

J’aime beaucoup cette vision de l’âne et de la carotte, même si je sais qu’il n’y a pas besoin de carotte pour faire avancer un âne. Cette histoire ne prend pas en compte le côté têtu de l’âne qui peut très bien décider de ne pas faire un pas pour cet imbécile d’humain qui sera bien obligé de le nourrir, qu’il avance, ou pas.

Si je prends cette métaphore telle quel, en effet le travailleur est un âne (l’intelligence en moins) qui avance pour attraper une carotte illusoire. Il fait les tâches décidées par un employeur et parfois plus en espérant une hypothétique récompense, une illusoire prime, une éventuelle augmentation, quelques remerciements.

Combien de personnes font des heures supplémentaires sans être payées ?
Trop !

Notre vie de travailleur n’est qu’une illusion parmi tant d’autres.

Alors bien sûr qu’il faut des manouvriers. Quoiqu’avec toutes ces entreprises robotisées, on tend vers une déshumanisation du « travail » au sens propre du terme. Dans certains pays, on voit même apparaître des androïdes pour présenter le journal télévisé.

Mais dans ce cas, la peur s’estompera, puisqu’il n’y aura plus d’illusions à avoir.

Père riche, père pauvre – leçon 1 (7)

« La plupart des gens ne savent pas que ce sont leurs émotions qui pensent à leur place. »

Quand tu arrives à évaluer un problème avec du recul, les actes sont très différents.
Il faut tenir compte de ses sentiments, de ce qui nous vrille les tripes.

Une fois les tensions apaisées, il est plus facile de poser un regard serein et réfléchi sur des difficultés qui n’en seront peut-être même plus.

Le plus dur est d’en prendre vraiment conscience, car nous nous retrouvons submergés à nos dépens.

 

 

« Un emploi est vraiment une solution à court terme pour un problème à long terme.»

Le fait de travailler permet de subsister aux besoins de tous les jours, payer les factures, se nourrir…

Ces besoins seront toujours là, jusqu’à la fin de nos vies. Si nous trouvons un emploi, il sera de toute façon, que sur une courte distance de notre chemin, ne serait-ce que parce que nous finirons tous, travailleurs, par être à la retraite.

Donc un emploi qu’il soit en CDD ou en CDI ne résoudra pas le problème des sorties d’argent quotidien.

Père riche, père pauvre – leçon 1 (6)

 

« C’est la peur qui fait que la plupart des gens tiennent à conserver leur emploi.
La peur de ne pas pouvoir payer leurs factures.
La peur d’être congédiés.
La peur de ne pas avoir suffisamment d’argent.
La peur de recommencer à zéro.
Voilà le prix à payer quand on étudie pour apprendre une profession ou un métier et qu’on travaille ensuite pour l’argent.
La plupart des gens deviennent esclaves de l’argent, puis ils se fâchent contre leurs patrons. »

Cette citation résonne fortement en moi.

En effet, j’ai subi ces peurs imbéciles qui vous font prendre de mauvaises décisions, apportant plus de problèmes qu’un simple renoncement.

Est-ce si grave si les factures ne sont pas payées ? Tu perds ton emploi, tu touches les aides. En France c’est un droit paraît-il. On râle, on ne veut pas être des assistés. On râle sur le dos de tous ceux qui eux ne sont pas si cons, profitent de tous leurs droits à être aidé pour un minimum de survie.

Oui, l’argent nous rend esclaves.

Pas de travail, pas de problèmes de transport, dont pas de frais d’essence.
Pas de travail, pas de frais de garderie.
A-t-on vraiment besoin du dernier téléphone portable qui vient juste de sortir ?
Nos téléviseurs ont-ils vraiment besoin d’être plus grands ?

Non ! Vous ne le savez peut-être pas, mais il est possible de vivre sans nos réfrigérateurs modernes. Si tu habites la campagne, c’est encore plus simple en allant directement à la source. Encore mieux si tu as un jardin.

La peur n’évite pas le danger. Faire des études pour apprendre un métier ne veut plus rien dire.

Y a plus de boulot ! Même si je traverse la route, on n’en trouve pas.

Le problème de cet esclavage est que les gens veulent plus d’argent pour « avoir », alors qu’il faudrait tout bonnement se passer « d’avoir » et puiser dans ce que l’on possède déjà. A l’aide du « fait maison », du partage, il est même incompréhensible tu ne pas arriver à faire un pied-de-nez à cette foutue société de consommation.
Cela me fait penser à toutes ces entreprises, ces supermarchés qui perdent de l’argent, parce que les gens ne peuvent plus venir consommer suite aux manifestations et aux blocages.
Pour le coup, les gens ont fait des économies, la consommation l’a eu profond.

Maintenant qui a peur ?

Cela n’a certainement pas empêché les manifestants de faire les fêtes du 24 décembre et du 31. Voire pour certaines et certains, elles ont été leurs meilleurs depuis bien longtemps.
La peur a fait place à la convivialité et à l’entraide.

Donc il est possible de ne plus avoir peur.

Père riche, père pauvre – leçon 1 (5)

« La plupart des gens, si on leur donne plus d’argent, ne réussissent qu’à s’endetter davantage. »

La société de consommation est le fléau de notre temps.

Il n’y a qu’à écouter les médias, en ce moment. Ils ne parlent que de cela.

Mais les gilets jaunes revendiquent-ils vraiment tous plus de pouvoir d’achat ?

Certains arrivent difficilement à joindre les deux bouts. Une fois les factures payées, il leur est difficiles de mettre un peu de beurre dans la gamelle de coquillettes. Bien sûr, c’est une image, mais quand bien même, il faut pour certaines et certains se contenter de patates ou de pâtes.

Etant une ancienne enfant de mère célibataire, je sais de quoi je parle ; c’était déjà comme ça de mon temps. Et croyez-moi sur parole, un gosse sait que s’il n’y a pas de sous pour remplir le frigo, il n’y en a pas plus pour des baskets de marque, et encore moins pour le Smartphone dernier cri. Donc il ne lui vient pas de réclamer.

Nous rencontrons toujours ces personnes qui dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas. Pas de peur de manquer pour ceux-là. Ils connaissent le système et le font bien fonctionner, à l’aide d’un bon dossier de surendettement rondement rempli par un travailleur social.

Mais pour les autres, la vie est dure, remplie de restrictions.

Par contre, c’est un fait établi. Donne plus d’argent (donc plus de pouvoir d’achat) à une personne qui a grandi avec l’habitude d’avoir tout (ou presque) ce qu’elle veut ; et l’argent lui brulera les doigts.

Cet argent flambera dans leurs mains. Il leur en faudra par conséquent plus, toujours plus.

Père riche, père pauvre – leçon 1 (4)

« Arrête de blâmer en pensant que c’est moi le problème.
Si tu crois que je suis le problème, alors il va falloir que tu me fasses changer.
Si tu prends conscience que c’est toi le problème, alors tu peux te changer toi-même, apprendre certaines choses et devenir plus sage. »

Ce passage ne parle pas d’argent. Il relate une leçon de vie qui peut être mise à profit pour tout.

Si quelque chose te pose un problème, tu peux choisir de râler sur une tierce personne qui doit (si elle l’accepte) agir, pour que cela te soit plus supportable.
Ou tu puises la solution en toi en t’adaptant. Tu modifies ta vision pour faire en sorte que ce ne soit plus un problème, mais ton problème.
Ainsi tu te changes toi-même pour trouver la résolution et surmonter la difficulté.

Mon explication me semble bien compliquée, à moi aussi.

Je ne peux m’empêcher de penser aux pervers narcissiques qui accusent les autres (les conjoints, le plus souvent, en prennent plein leur grade avec ce genre de personnes) de provoquer leurs comportements néfastes. Ils exercent des pressions psychologiques sur leur entourage pour résoudre une perversité qui est en eux, et en eux seul.

En changeant notre vision, nous modifions la donne, redistribuons les cartes, offrons une solution différente.

Se mettre au cœur du problème n’est pas toujours le plus aisé.

C’est pourtant à ce moment-là que nous pouvons commencer l’apprentissage de la sagesse.