Pourquoi tous ces murs ?

Quand j’habitais Saint Martin de Crau, nous avons vu notre quartier changer de visage, en quelques années.

A croire qu’une folie folle furieuse prenait les gens de vendre leurs maisons à d’autres plus empressés que jamais à faire valoir leur droit à l’intimité. C’est simple, nous pouvions deviner l’acquisition d’un nouveau propriétaire aux murs qui apparaissaient aux limites des jardins. Parfois même, les nouveaux voisins faisaient connaissance durant la montée de ladite muraille de protection, car comme tout le monde le sait, on n’est jamais trop prudent, ni trop en sécurité.

Ce sont les informations qui m’inspirent ces lignes amères.

Nous passons du mur américano-mexicain, à celui israélo-palestinien en quelques minutes. C’est à croire que le mur de Berlin n’a pas suffi pour toute l’histoire de l’humanité.

C’en est à regretter le manque de cannibalisme des « peaux rouges ». Les Américains ont oublié que Thanksgiving est une fête de partage entre les colons et le peuple natif de leur « mère-patrie ».

Ils érigent un mur pour ne pas se faire coloniser.

Cette peur et cette haine de notre prochain m’inspirent la fin du monde menée tambour battant par l’intolérance, l’inconscience, l’incapacité à accepter l’autre.

Le mur que l’on entend dire être celui de Trump me fait penser à ce film catastrophe dans lequel la planète vit un phénomène de glaciation en quelques heures. On y voit le peuple Américain se réfugier au Mexique.

Ben là pour le coup, le mur à leur frontière serait bien utile.

Quant au mur israélo-palestinien, que dire …
Les larmes me monteraient presque aux yeux.

Comment un peuple qui a connu l’exil, la déportation, la « Shoah » (comme il aime l’appeler), peut se retrouver à faire ce qu’il reproche à autrui ?

Certes, pas de chambres à gaz pour les Palestiniens, quoique des fois je me demande si ce n’est pas en projet, après leur mur.

Un jour, quelques personnes qui se sont crues tous les droits ont pris la carte de Judée et on dit : allez ! Pour nous faire pardonner, prenez là votre terre promise.

Les nouveaux Israéliens ont un peu poussé du cul les « indigènes », puis leur ont carrément pris leurs maisons et leurs terres, comme si cela devait couler de soi. Ils ont même construit des aqueducs pour piquer l’eau des pays de leurs voisins, y causant la sécheresse, pour abreuver leur nation grandissante.

Après les murs des camps qui l’ont empêché de sortir, ce peuple bâtit des murs autour de son Israël, pour empêcher d’entrer celui dont il a volé les biens.

De quel droit ? De celui du plus fort, bien sûr ! Du plus riche. De celui qui a le plus gros caillou …

Désolée !

Du plus gros flingue à la ceinture. Oui, je sais ! On n’est pas chez les cowboys.

L’Homme n’apprendra donc jamais de ses erreurs. Combien de génocides, de bombes, de drames, nous faudra-t-il encore subir avant que l’Être Humain suive pourtant ces règles simples qu’il s’est lui-même imposées :

« Tu ne tueras point.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain et rien de ce qui lui appartient. »

N’y a-t-il donc que sur la planète des singes, où on ne tue jamais l’un de ses semblables.

Ami ! Entends-tu ?

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Le grand ras-le-bol quand être une mère prend toute la place

Il y a des moments comme ça, où être une mère y en a plus que marre.

L’unité pédopsychiatrique où va mon fils autiste asperger m’en a sortie une bonne. Les intervenants veulent qu’il aille à leur atelier ado. Sauf qu’il ne suffit pas que le docteur fasse sa « gentille petite» prescription pour que tout le monde dise amen.

Vous l’aurez compris, mon jeune ne veut absolument pas y aller. Je suis d’accord avec lui sur le fait que cela ne lui apporte rien. Et je dirai même plus, son père n’est pas convaincu du bien-fondé de la chose.

L’une des infirmières en discute avec moi (oui, je suis quand même le préposé au taxi). Elle est d’accord pour parlementer avec mon fils pour qu’il accepte de venir de son plein gré, et même de venir me le chercher. Seulement elle blablate dans le vide, puisqu’il n’y a pas la logiste nécessaire pour me décharger du problème.

L’autre infirmière de l’unité m’a appelé pour me mettre devant le fait accompli que le club était cette semaine. Elle a compris que ça me gonflait et m’a proposé d’appeler le papa, alors que cela ne changera rien. L’information qu’elle donne, je ne vais pas la garder pour moi. Autant dire que j’ai eu tort, j’en ai pris plein mon grade. Cela a duré 25 minutes au téléphone, en pleine rue. Normal, si j’avais été chez moi cela aurait été moins drôle. Et même quand je lui dis que je n’entends pas bien, elle continue quand même son blabla.

Donc aux dernières nouvelles, nous devons emmener notre enfant à une activité…, désolé, à un soin auquel aucun de nous, parents et enfant, n’adhérons vraiment, voire pas du tout. Viens le plus drôle. Il paraît que je ne l’autorise pas à faire cette activité et c’est pour cela que mon fils ne veut pas y aller.
Hein !? Je n’ai jamais dit que je refusais qu’il y aille ! C’est lui qui n’en veut pas.

Mieux, c’est à MOI (oui ! oui ! MOI) de convaincre mon jeune que c’est génial, voire de lui faire comprendre qu’il n’a pas le choix.
Ce qui est faux, puisque le choix lui appartient quand même un peu. Il m’est donc demandé de mentir.

Bonjour ma crédibilité.

Mais tout est mis sur mon dos en plus. D’où mon ras-le-bol. D’ailleurs c’est simple, tout est de ma faute.

Pour l’unité pédopsychiatrique, je suis une mère qui s’occupe trop de son enfant.
Ah bon !? On m’aurait menti ? Je ne suis pas censée m’occuper de mes enfants ?

Je le surprotège trop.
Sans rire ! Euh ! Il va au collège quand même. Je me disais justement que je devrais l’y enlever? En plus, ça ferait bien plaisir à la principale adjointe si je lui enlevais ce fardeau.

Il faut absolument qu’il aille à cette activité du mercredi sous peine de ne jamais pouvoir survivre dans ce monde de brutes.
A croire qu’il est cloitré à la maison. Et au collège, il ne les affronte pas les réalités de la vie.

C’est nous, sa famille, voir surtout moi sa mère, qui créons ses peurs et ses angoisses.
Allo !! Il est toujours allé à l’école avec les enfants ordinaires, où il y a affronté bien plus que les peurs de sa mère. D’ailleurs, j’ai peur de l’eau et panique dès que j’ai la tête en dessus, cela n’empêche pas mes deux enfants d’être des poissons. Donc c’est bien qu’elles ne sont pas si transmettables que ça mes peurs.

C’est simple, il suffit que j’ouvre la bouche pendant la séance familiale avec le docteur pour qu’il s’engouffre dans la brèche et qu’il me mette tout sur le dos. Il paraît qu’il faut appuyer où ça fait mal.
Tu parles que ça fait mal. Pas sûr que cela soit bon pour mon fils de voir sa mère se faire rabaisser comme une grosse merde et accuser d’être la cause suprême de tous ses problèmes.

Je passe mon temps en début d’année à trouver une activité à mon fils. Alors que mon garçon est d’accord pour sortir de son trou et aller se confronter aux gens, si cette activité a le malheur de ne pas être en adéquation avec l’opinion du docteur, c’est poubelle. Et c’est pire si j’ai le malheur de la faire avec lui. Je remercierais presque le Bon Dieu quand j’ai enfin l’approbation du jury et du mari, et que le petit veuille bien, et ….

Pitié !!!!

Le pire pour moi, je pense, est que si mon homme faisait la même chose que moi, il recevrait des félicitations.

Pas féminisme – Autodéfense

J’ai entendu au journal télévisé une chose qui m’a choquée. En ce moment, nous sommes témoins d’une vague de ras le bol des femmes quand aux comportements des hommes. Il est question dans les médias d’un mouvement féministe. On nous en met à toutes les sauces.

Mais cela me fait une sensation étrange, quand on passe de l’égalité des salaires et d’une meilleure équité entre les femmes et les hommes, et que tout à coup il est question de harcèlement, souvent sexuel à l’encontre des femmes.

Si je fais un bon sur ma chaise et que je profite d’y atterrir pour écrire cet article, c’est que je ne vois pas le rapport entre le féminisme qui lutte pour nos droits et le simple droit que tout individu a de vivre en sécurité dans nos pays dits civilisés.

Les victimes qui portent plainte contre les prêtres pédophiles, c’est quoi leur mouvement à eux ? Quelles étiquettes portent-ils ? Enfantinisme ?

Je trouve que la société a vite fait de tout confondre.

Tu es une femme, tu ouvres ta gueule, tu es féministe.

ALLO !!!

Se battre pour avoir le droit de disposer de son corps et de procréer si on veut est un acte féministe.

Normal que certains hommes ne se sentent pas concernés, voir que certains protestent. Il ne manquerait plus que ça que l’on soit obligée de porter leurs enfants, alors qu’ils brillent en société pendant qu’on torche leurs gosses qu’ils n’assument pas toujours.

Se battre pour ne pas avoir des mains au cul, des réflexions salasses, ou autres manifestations à connotation sexuelle est un acte d’autodéfense.

Que les hommes ne nous racontent pas qu’ils seraient heureux si on leur faisait pareil. Je suis désolée messieurs, mais pas sûre que vous apprécieriez de vous faire tripoter par votre voisin de métro. Oui, je dis bien voisin. Il n’y a que des hommes qui agressent dans la rue. Et quand bien même une femme le ferait, si c’est Agathabaga la sorcière qui s’y colle, je doute que cela vous fasse le même effet que si c’est Miss France.

Pareil pour les violences familiales qui, se dit en passant, ne sont pas réservées aux femmes. Si ! Qu’on se le dise, des hommes et pas que des homosexuels, sont aussi victimes de ces violences. Féminisme ? Autodéfense ? Droit de l’individu de vivre en sécurité ? Quelle étiquette ?

J’en viendrais presque à parler d’intégration de la gent féminine.

Quand « face de bouc » se fout carrément de ta gueule.

Il y a quelques années, j’avais un blog sur overblog qui, vous l’aurez deviné, s’appelait comme mon site actuelle. Donc pour promouvoir mon site, j’ai fait comme beaucoup et je lui ai ouvert sa petite page dans l’un des réseaux sociaux les plus en vogues (oui, parce qu’il le vaut bien).  Quand j’ai fermé mon compte overblog, j’ai mis ce mur en veille et un peu oublié. Je viens de fermer ma page personnelle (celle avec mon identité pas secrète du tout), parce que j’en avais assez des invitations de facebook pour agrandir mon cercle d’amis, sans compter que je voulais m’épargner tout ce brouhaha mensonger de vidéo montrant par A + B qu’il faut faire une méga révolution.

Donc j’ai réveillé le bébé endormie en me disant : Aller on reprend tout au propre.

Va savoir ce qui leur a gratté derrière l’oreille (pour rester poli), mais facebook s’est réveillé, comme cela, tout à coup et s’est rendu compte que « Gigi vit sa vie » n’était pas mon vrai nom. Je ne sais pas qui vient de décider que le nom que j’utilisais se devait d’être celui que je porte au quotidien. Face de bouc me demande des preuves, il veut que je lui envoie par scanne mes papiers d’identité qui prouve que je m’appelle bien « Gigi Vit Sa Vie ».

Sissi !!

Désolée !

Si ! Si !

Quand tu regardes le nombre de personnes qui n’affichent pas leur vrai nom, tu te dis que nous sommes un paquet dans la merde. Sans compter tous nos gosses à qui nous ouvrons avec amour un mur à leur nom (le vrai pour que les copains les retrouvent), alors qu’il n’ont pas l’âge requis. A l’heure des procès que le président de ce réseau se prend dans sa face pour vente illégal de données personnelles, le bouc nous en remet une couche pour bien être sûr de tout connaître de nous et de bien nous la mettre profond.

OH ! Je ne me suis pas enregistrée sur les réseaux sociaux du FBI n’ont plus, faut pas déconner !

 J’ai même installer le navigateur Opera pour ne plus avoir de publicité sur facebook et pour choisir mon moteur de recherche.

Peine et temps de perdus d’ailleurs. Je vais garder Microsoft Edge. Sauf si quelqu’un a une idée non bidon à me donner.

Avec Opera, tu as le choix parmi leurs propositions de moteur de recherche. Si tu en veux un autre, ça part en sucette. A moins de connaitre le langage informatique, ce n’est pas possible. De plus, j’ai toujours des publicités. Leur page rapide avec des sites suggérés te suggère que des sites d’achats. Et quand il s’y trouve ceux que tu utilises vraiment, il faut faire trois manipulations avant d’arriver où tu veux atterrir. Autant dire que cela va plus vite en prenant l’avion (sauf pour le Paris / Tahiti, bien sûr).

A quel saint me vouer ? Je me le demande.

On va bien voir. Sinon je fermerais ma face de bouc et irais voir ailleurs.

 

 

Commentaires en anglais

Je viens de faire une découverte.

Quand j’ai paramétré mon site, j’ai demandé que tous les commentaires qui sont faits sur mes sites soient approuvés par mes soins manuellement. Je me suis dit que je ne risquais pas d’être débordée. Mon site étant jeune, le nombre de vu par jour est plus que gérable. Je l’ai créé en juin 2017 et je totalise à ce jour 1003 vues. Ce n’est pas moi qui le dis, mais les statistiques de mon site.

D’ailleurs cela se fête. Je vais boire à votre santé.

Ma découverte est donc la suivante :

Alors que je regardais comment fonctionne mon tableau de bord (celui avec le tour noir qui donne beaucoup d’informations), je suis tombée nez à nez avec la liste des commentaires placés dans les indésirables. Il y avait plus de soixante-dix commentaires qui n’attendaient que mon jugement dernier.

Je plaisante, mais certains étaient vraiment d’anthologie. Enfin si je puis dire, car sans le traducteur de « Gogol dit ma Gueugueule pour les intimes», je ne sais pas comment j’aurais fait.

J’ai fait des copier-coller à tout va, pour chacun des commentaires.

Ami(e)s non francophone, vous ne pouvez pas venir me dire que je bannis vos langues. Ou plutôt devrais-je dire votre langue, parce qu’à part de l’anglais, j’ai trouvé…, ben…, de l’anglais et uniquement de l’anglais.

Je dois avouer que je me suis moult fois demandée :

Pourquoi ? Pourquoi ? Mais pourquoi ?

Mon blog est clairement en français. J’utilise très peu de mots anglais ou anglicisé. Alors pourquoi tant de haine ?! Pourquoi tant de personnes s’évertuent à me répondre dans une langue que je ne maîtrise ABSOLUMENT PAS ?

J’ai lu les adresses, je ne sais pas qui sont ces « link188bet » ou « 188bet », mais ou ils m’adorent, voir me vénèrent, ou ils se foutent de ma tronche, ou les innombrables messages sont ceux d’une secte.

J’ai mis une option sur le fait qu’ils pouvaient provenir d’une école. Cela expliquerait pourquoi pour une même adresse, sur le même article, j’ai :

• des questions d’ordre technique sur le thème de ma page et les différentes options fournies par l’hébergeur,
• des « super mec » (je suis une femme de plus de 40 ans, pas ton pote),
• des félicitations en triple exemplaire, je pense souvent copier/coller,
• ou encore l’histoire de Lee et Larry que leurs parents s’évertuent à envoyer au lit après leur avoir parlé de Jésus ou de Dieu le père.

Si ! Si ! Je vous assure.

Une autre question met venue quand j’ai lu des commentaires venant d’autres personnes que de celles que j’ai citées plus haut et qui me parlaient d’argent, de sondages rémunérés, et j’en passe.

OOOHHHH !!!!!
Avez-vous vraiment lu mes articles ?

Pas sûr.

Si vous faites l’effort de lire un article en français, c’est que vous avez « normalement » plus que de simples notions de cette langue. Donc vous êtes capable de rédiger une phrase ou un court message en français.

C’est gentil de me mettre un petit mot pour me dire que vous les appréciez. Alors respectez mon travail. Je passe un certain temps sur chacun pour qu’il y ait le moins de fautes possible. Prenez quelques minutes de plus pour m’écrire vos messages dans MA langue.

A tous les « Link188bet » et « 188bet », pareil. Je veux bien être le cobaye, mais en français, ce serait encore mieux. Même en mauvais français.

Petit bémol : je me passerais de savoir si Lee et Larry sont des enfants sages.

Dans tous les cas, vous êtes les bienvenus sur mon site. Mais tenez-vous-le pour dit :

Si vous m’écrivez en une autre langue que la mienne, vos commentaires finiront à la corbeille. Si vous vous obstinez à m’envoyer des messages dans une autre langue que la mienne, je vous bloque l’accès de mon site.

Si vous êtes une école et que mes articles servent de support, pourquoi pas. Mais contactez-moi en français. Je me ferais un plaisir d’échanger avec vos élèves en français. Faire des vues, c’est bien. Si ça aide, c’est mieux.

CHUT !?

Va savoir pourquoi parfois des personnes que je connais me disent « Chut ».

Au cours d’une formation, j’ai eu le droit à mes « chut ». Mais pas des petits « chut ». Non, des « chut » insistants. Si j’avais dérangé réellement le cours, j’aurais compris. Quand le cours a commencé, je me suis faite plus discret. Mais curieusement, alors que je posais des questions pourtant sérieuses au formateur, des « chut » sont réapparus.

Il m’arrive d’être autoritaire avec mes enfants, mais à plus de quarante ans, cela donne un coup au moral de se faire rappeler à l’ordre par des personnes qui ne se permettraient pas de me faire taire, si elles ne me connaissaient pas.

Il y a un moment que cette formation s’est passée. J’ai ouvert cette page et mis mon titre. Et puis comme il ne sert à rien d’écrire à chaud, je l’ai refermée. J’ai remarqué que j’écrivais toujours de mauvaises choses quand je suis en colère. Déjà que mes mots sont parfois acides, voire amers. Alors là, cela aurait été la cata. Donc j’ai ré ouvert le débat avec moi-même, l’esprit plus serein, mais pas moins emprunt d’amertume.

Est-ce que faire partie du quotidien de quelqu’un nous donne le droit de lui dicter sa conduite ?

Je peux dire sans faire marrer que je suis adulte et que je me tais si je veux.

OUH !! Beaucoup de JE dans une seule et même phrase, cela prouve que la moutarde a dépassé le stade de monter au nez.

C’est important pour moi, et je pense même pour tout le monde, d’être respecté dans mon intégralité. Il y a pourtant des moments où je me demande si je ne devrais pas arrêter de m’empoisonner ainsi et faire comme si je n’entendais pas les « chut ». Mais je trouve cela épuisant ce regard incessant sur moi, prêt à me dire de me fondre dans la masse, alors que de l’autre côté, il est question de s’aimer, de se respecter, et d’avoir foi en soi.

Alors pourquoi tous ces « CHUT ! » ?

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Si nous la cherchons sur les moteurs de recherche, nous pouvons trouver sur Wikipedia que la définition de ZAD signifie « Zone à défendre ». Ce terme désigne une forme de squat (occupation d’un lieu vide) à vocation politique, la plupart du temps à l’air libre, et généralement destinée à s’opposer à un projet d’aménagement.

Toujours tiré de Wikipedia :

Ce terme a été créé en 1974 pour parler d’une zone d’aménagement différé, puis détourné pour le site de Notre-Dame-des-Landes qui fut la première « zone à défendre » contre la construction de l’aéroport au nord de Nantes.

D’après Philippe Subra, contrairement aux opposants classiques qui mènent une vie normale (un emploi, des enfants, des crédits, etc.) et ne sont entrés dans la lutte contre le projet qu’en raison de l’impact que celui-ci aura sur leur vie. Les zadistes sont, dans leur majorité, de jeunes militants ou sympathisants altermondialistes, peu insérés dans le monde du travail (ou ayant quitté volontairement leur emploi pour se consacrer au militantisme).

Selon moi :

Des personnes bien intentionnées refusent l’aménagement que l’état ou une société privée veulent faire dans leur région. Donc comme tout bon français qui se respecte, ces personnes manifestent.

Des anarchistes, souvent des gamins à peine adultes qui ne connaissent rien de la vie et n’ont pas vraiment envie de chercher à s’intégrer (faut les comprendre, rentrer dans le moule c’est dur, et ceux pour tout le monde) se sont tout bonnement invités à la fête pour voir s’ils ne pouvaient pas en profiter un peu pour trouver un endroit pépère à occuper gratuitement et avec la bénédiction d’opposants qui eux ont une vie en dehors de leur lutte. Et comme ces sympathiques sympathisants n’ont que cela à faire de leur temps (vu qu’ils ne bossent pas ou plus), ils deviennent zadistes pour la cause.

Tiré de France Culture :
Les zadistes occupent les lieux depuis près de 10 ans. Ce sont entre 200 et 300 personnes réparties sur les 1650 hectares de ZAD, dans une soixantaine de lieux de vie qui expérimentent un monde alternatif, une vie autonome sans élection, sans état, sans police.

On trouve sur la ZAD une diversité de personnes de tous âges. Ces zadistes sont tous contre l’aéroport et son monde, mais ce sont des paysans en recherche de terre, des étudiants, des exilés, des sans-abri, des enseignants, des travailleurs sociaux, etc. Ensemble, ils construisent cette autre vie sur la ZAD en sachant qu’il faut pour cela, accepter de se déconstruire soi-même pour vivre ensemble.

Sur le site de Libération, nous pouvons lire :

Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, «il ne faut pas crier victoire trop vite»

Les menaces d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), après l’annonce de l’abandon du projet du nouvel aéroport par le gouvernement, n’inquiètent pas outre mesure les occupants du site. Les zadistes comptent sur le soutien des paysans locaux historiquement opposés au projet, avec qui ils ont noué un pacte en six points il y a trois ans. Ce texte acte notamment que les agriculteurs pourront continuer à «cultiver librement leurs terres», loin de toute collectivisation, et que les «nouveaux habitants» pourront «maintenir» leurs cabanes et autres yourtes.

Aparté de ma part :

« EUH !!!

Les agriculteurs sont-ils vraiment tous d’accord avec ça ? Je ne suis pas sûre que ceux qui se sont vus confisquer et occuper leurs terres par les zadistes soient heureux de voir tous ces marginaux continuer à vivre et faire leur loi sur LEURS propriétés. »

Claquement de doigt

Sur le site de Notre-Dame-des-Landes, à défaut de policiers et gendarmes mobiles arrivés en renfort et déjà visibles, les habitants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes voient déferler depuis deux semaines des hordes de journalistes. «Au moins dix par jour… C’est de la folie», hallucine Guillaume, un habitant des «100 Noms», un autre lieu de vie. «La campagne de communication du gouvernement a en tout cas porté ses fruits : tous nous demandent si on a des caches d’armes…» L’affaire des «lames de rasoir soudées sur des boules de pétanque» ou les «pièges dissimulant des pieux», évoqués dans la presse, ont bien fait rire les zadistes. «On n’a pas besoin de ça», sourit Guillaume, pour qui «un claquement de doigt» suffit à rameuter les 200 comités de soutien qui se sont créés en France après l’opération César.

Aparté de ma part :

« Génial ! Pas besoin d’armes. On a une armée. Je plaisante, mais ces mots me font penser à ça. Et j’espère que le journaliste a grossi et déformé les paroles de ce Guillaume. Mais je vous laisse lire le reste de l’article directement sur le site. Perso, je n’ai pas eu envie de rire. Heureusement que ce n’est pas le djihad. Quoique là pour le coup, la police pourrait faire son travail sans problème.

D’ailleurs tout n’est pas rose dans la ZAD, puisqu’ils sont obligés de faire leur propre flicage et quelques lois pour que cela ne devienne pas une zone de non-droit, si je puis m’exprimer ainsi. »

Sur le site de France Info :

Une rencontre en avril avec la préfète Nicole Klein sera l’occasion de faire un point sur le formulaire simplifié d’installation agricole que seront invités à remplir les occupants de la ZAD qui souhaitent rester sur le site.

Le document, qui tient sur une page, s’intitule « Projet agricole de Notre-Dame-des-Landes, déclaration d’intention ». Il comprend trois parties.

– Dans la première, le porteur du projet doit décliner son identité et son expérience professionnelle, notamment agricole.

– Dans la deuxième partie, le rédacteur doit présenter de manière « succincte » les productions agricoles envisagées et leurs modes de commercialisation.

– Enfin, dans un tableau, il doit indiquer les références cadastrales et les surfaces correspondantes.

– Précision importante : à aucun moment une signature n’est demandée.

La préfète des Pays-de-la-Loire a présenté ce questionnaire à la presse, vendredi 13 avril. Nicole Klein déclarait alors  »laisser une dernière chance » aux zadistes. Elles leur donne jusqu’au lundi 23 avril pour remplir et déposer en préfecture ce « formulaire simplifié d’installation agricole ». Il doit s’agir d’une demande individuelle, « ce qui n’empêche pas le projet collectif », précise-t-elle. Il faut que j’aie des noms de gens qui, à terme, s’inscriront à la mutualité sociale agricole, payeront l’eau et l’électricité, diront où ils sont et ce qu’ils veulent faire.

A cinq jours de la clôture, aucun dossier n’a encore été déposé, précise la préfecture de Loire-Atlantique à france info. 

Aparté de ma part :

« Il semblerait que les zadistes ne soient pas d’accord avec ce formulaire. Eh ouais ! Ils ont tout gratuitement et peuvent faire leurs petites affaires sans rendre des comptes. Et là ! on leur demande de rentrer dans le rang, de donner un justificatif de leur présence sur le site, payer l’eau, l’électricité, les charges sociales, … enfin de devenir des citoyens à part entière. Où est l’anarchie ? Inadmissible pour un révolutionnaire qui veut vivre en mettant un doigt profond à l’état. D’autant qu’ils occupent des terrains qu’ils ont pris et se sont appropriés sans permissions, donc ils ne payent pas de bail. Sans parler du contrôle sanitaire de leur production qui finira un jour ou l’autre dans nos assiettes, si ce n’est pas déjà le cas. »

Toujours tiré de France info :

Axel Gayraud, consultant foncier et aménagement du territoire à la chambre d’agriculture régionale des Pays-de-la-Loire, va même plus loin. « Pour être agriculteur, la personne doit être en possession d’un diplôme reconnu par la profession, explique-t-il dans les colonnes du Figaro. Elle doit être enregistrée au centre de formalité des entreprises à la chambre d’agriculture, être affiliée à la Mutualité sociale agricole, avoir obtenu l’autorisation administrative d’exploiter et avoir passé un bail à ferme sur les terres dont elle va avoir la jouissance ». Bref, « un peu plus qu’un formulaire papier », conclut Jacques Lemaitre.

Aparté de ma part :

Plusieurs sites nous parlent de la ZAD comme étant une mini société à elle toutes seules, nous donnant une image presque idyllique de ce que pourrait être un nouveau mode de vie bien plus respectueux, une communauté sympathique offrant tous les corps de métier donc elle a besoin pour vivre. Ces sites nous donneraient presque envie de vivre dans une ZAD. Pas de police, pas de religion, pas d’école ou alors j’ai loupé quelque chose, du travail pour tous, pas d’argent, le respect de la nature, …, enfin le rêve ou presque puisqu’ils ont mis en place un système de justice, car certains prenaient quelques habitudes malsaines même pour un anarchiste.

Les zadistes seraient presque donnés en pauvres victimes que l’on veut jeter hors de « leurs terres », tout ça sur le thème de la solidarité et du partage.

On nous parle :

– de projet pour l’avenir du territoire,

– de solutions pour régler le problème climatique,

– d’expérience pour réinventer …

Peu importe, on nous embobine pour pouvoir obtenir une justification pour un mouvement d’occupation qui n’a plus lieu d’être puisque le projet qui a provoqué les premières manifestations a reçu gain de cause.

Tout cela sur fond de contestation contre Emmanuel Macron et sur l’état qui ont (de mon avis personnel) le droit d’obtenir une libération de la ZAD, afin que les terres prises parfois par la force reviennent à leurs véritables propriétaires.

Le site Breizh-info donne des détails sur la prise des terres. Je ne suis pas allée vérifier sur le terrain, je l’avoue, mais j’imagine qu’ils doivent y avoir une certaine dose de véracité, notamment sur les routes bloquées, obligeant les habitants des communes avoisinantes de changer de route ou, pire, de montrer patte blanche sur leur propre territoire.

Ma conclusion :

J’espère que les sites que j’ai utilisés et cités ne me tiendront pas rigueur d’avoir utilisé une partie de leurs textes.

Ce qui m’a poussé à écrire sur ce sujet, c’est de voir des personnes aller manifester pour des personnes qui sous couvert d’une bonne action ont choisi de vivre en marge de la société. Ils viennent avec leurs enfants pour certains comme s’ils faisaient une promenade dominicale banale.

Pour défendre quoi ?

Notre-Dame-des-Landes n’aura pas d’aéroport, alors qu’y a-t-il encore à défendre ?

Les habitations des zadistes ? Quels bâtiments ont été légalement construits dans ceux qui ont été détruits ? Alors ?

Des cultures pour pouvoir faire de la bière ? Franchement très utile comme culture, ça va nourrir le peuple. Normalement en France, tu ne peux pas fabriquer et vendre de l’alcool sans patente ou autre licence. Alors ?

Des cultures ou des exploitations de bétail ? Où sont les autorisations et les vérifications vétérinaires ? Alors ?

Personnes dans ces braves gens pleins de bonnes attentions qui viennent soutenir les zadistes se sont dit que les propriétaires des terrains occupés avaient peut-être envie, à juste titre, de récupérer LEUR bien.

Apparemment pas !