Le théorème de Pythagore

Nous avons tous, un jour, été obligé d’apprendre ce fameux théorème qui nous a fait, pour certaines et certains, nous arracher les cheveux.
Ayant deux enfants, j’ai la lourde tâche, ainsi que leur papa, de les aider dans leurs devoirs. Rebelote avec Pythagore qui cette fois s’en prend à mon plus jeune.

Définition :

Le théorème de Pythagore est une propriété qui permet de calculer la longueur du troisième côté d’un triangle rectangle lorsqu’on connaît les longueurs des deux autres côtés.

Ce qui suit est tiré de : https://www.cmath.fr/4eme/theoremedepythagore/cours.php

Ce site a un certain nombre de publicités. Mais j’y ai trouvé des notions de mathématiques du CE1 à BAC+1, le tout plutôt bien expliqué (selon moi, après je n’ai pas tout regardé). C’est pourquoi je vous le donne.

Attention que vos enfants ne fassent pas les jeux avant de voir la leçon.

Vocabulaire

Le plus grand côté d’un triangle rectangle s’appelle l’hypoténuse.

Théorème de Pythagore

Dans un triangle rectangle le carré de la longueur de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés.

Dans le triangle ABC rectangle en A, BC²=AB²+AC².

On peut aussi écrire cette égalité dans l’autre sens : AB²+AC²=BC².

Ou avec des multiplications : BC×BC=AB×AB+AC×AC.

Méthode 

• 1. On écrit l’égalité. Par exemple AB²+AC²=BC².
• 2. On remplace les côtés connus par leur longueur. Par exemple 4²+AC²=7².
• 3. On calcule les carrés de ces nombres. Avec cet exemple on obtient 16+AC²=49.
• 4. En utilisant les règles sur les équations, on isole la longueur inconnue d’un côté du =. Avec notre exemple, il faut passer le 16 à droite. On obtient AC²=49-16.
• 5. On calcule l’autre côté. On obtient AC²=33.
• 6. On calcule la racine carrée (touche √ de la calculatrice) du résultat obtenu. AC mesure environ 5,74 cm.

Réciproque du théorème de Pythagore 

La réciproque du théorème de Pythagore est une propriété qui permet de dire si un triangle est rectangle ou non lorsqu’on connaît les longueurs de ses 3 côtés.

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Expérience d’une ancienne AVS ou AESH

Je fais partie de ces personnes qui ont été assistante de vie scolaire (AVS nouvellement AESH). J’ai suivi 3 ans un enfant ayant des troubles envahissants du développement (TED, terme souvent utilisé pour les enfants autistes), ainsi qu’un enfant avec un handicap physique.

Pour avoir un poste d’AVS ou d’AESH en France, il suffit d’avoir un BAC et d’être chômeur longue durée car ces emplois sont des contrats aidés (en métropole). Donc il n’est pas nécessaire d’être formé à l’handicap ou d’avoir un diplôme d’aide à la personne pour postuler. Quant à la formation dispensée suite à l’embauche, elle est courte et large. En Haute-Saône, elle est de 60 heures pour tout couvrir, même l’administratif.

Je garde un mauvais souvenir de cette période difficile. Ma première année, j’ai atterri dans une maternelle. Je me suis dit « COOOOOLLL » ; j’ai vite déchanté.
Je pensais à l’époque que la maternelle du Lion d’or de Saint Martin de Crau était une exception. Mon fils a été malheureux quand son père est parti 4 mois en déplacement et que j’ai fait une formation à la même période. Le personnel de l’école n’a pas su gérer et (avec l’aide des médecins et psychologue scolaires) ont essayé de « m’obliger » à le déscolariser.

Le passage d’AVS en maternelle a été une épreuve, certes. Mais laissez-moi vous dire que les maternelles sont loin du jardin d’enfants de nos tendres années, où les enfants y allaient surtout pour apprendre à jouer et à se faire des copains. Nos enfants doivent se concentrer, colorier dans les lignes, faire convenablement leur travail, écouter les histoires et répondre aux moult exercices qui en découleront, apprendre des chansons,…

Personnellement, j’ai trouvé cela dur. Voir des petits garçons de 3 à 5 ans être jugés de fainéants parce qu’ils préfèrent faire pipi assis plutôt que debout à l’urinoir. D’ailleurs je ne m’en suis toujours pas remise. Les élèves sont là pour apprendre, mais ils ont quand même bien le droit de rêver à cet âge. Et ça, c’est sans parler de ceux qui reçoivent des réflexions des adultes parce qu’ils ont des poux, ou que leurs parents n’ont pas appris qu’une culotte se change (si possible) tous les jours. Les enfants, eux, n’y sont pour rien.

Pour en revenir au poste d’AVS, quand je me rappelle de mon incapacité à gérer, voir à gérer mais mal, il m’arrive encore d’en faire des cauchemars.
En effet, difficile de s’occuper d’un enfant qui donne des coups de pied, qui se laisse tomber sans prévenir, qui balance tout (même les tables), n’importe quand, tout cela dans la sécurité.
Difficile d’entendre que cet enfant n’a pas sa place dans la classe, alors qu’il a les capacités intellectuelles d’y être.
Difficile également d’obliger cet enfant de faire la sieste avec les autres, alors qu’il tient difficilement en place (oui beaucoup de difficultés dans cette difficulté).
Mais le problème est souvent que l’enseignant et l’ATSEM (assistante maternelle) veulent, voir exigent que l’enfant fasse comme les autres. Les autres ont parfois des problèmes, imaginez à quel point tout cela est difficile (oui encore).

Et l’horrible, quand l’élève réussit à avoir le niveau pour passer en primaire et que l’enseignant a les pétoches et ne veut ni de l’enfant, ni de l’AVS. En tant qu’AVS, il m’est arrivé de faire des propositions pour faciliter l’intégration de cet élève que je suivais depuis deux ans. Mais l’enseignant est seul maître à bord. Donc, à moins d’une réelle incompétence de sa part (surtout s’il baisse les bras), aucun espoir de recevoir de l’aide et de faire entendre sa voix.

A vouloir trop bien faire, on se prend des « réflexions pas très gentilles » en pleine face.

D’ailleurs méfiez-vous, il paraît que je suis manipulatrice.

Être AESH est d’autant plus compliqué qu’on ne comprend pas toujours le handicap de l’élève. Il y a une marge entre aider à la prise de notes et à écrire toutes les leçons.

Le deuxième élève dont j’ai eu à m’occuper, pour le coup j’étais d’accord avec l’enseignante et nous pensions que pour la faire aller vers une plus grande autonomie, nous devions la laisser en faire le plus possible.

La mère doit encore nous maudire, et là pour le coup, je la comprends. L’enfant avait un gros problème de croissance. Franchement, elle avait mieux à faire que de se crever à copier des cours. Mais comme la maîtresse trouvait cela bien qu’elle travaille plus, donc je me suis enfoncée dans ma bêtise.

Pour celles et ceux qui souhaitent devenir AESH, j’ai moi-même un enfant en condition de handicap. Nous, les parents, nous attendons :

• beaucoup de l’aide que vous pourriez apporter à nos enfants,
• mais pas que vous preniez la place de l’enseignant (cela n’est pas votre travail).
• Que vous les guidiez vers l’autonomie, même si c’est un bien grand mot.
• Que vous sachiez tempérer votre autorité, mais que vous ne vous laissez pas marcher sur les pieds.
• un accompagnement dans la bienveillance quitte à faire tampon avec les enseignants et les autres élèves,
• mais pas que vous vous transformiez en garde du corps.

Enfin il faut le savoir, cela peut être génial comme travail, mais c’est peu rémunéré pour toutes les difficultés que cela représente. Certaines et certains seront heureux de toutes les vacances, et c’est vrai que c’est l’idéal quand on est maman et que l’on ne veut pas galérer avec les garderies.

Mais c’est également beaucoup de responsabilités si on considère que l’on a affaire à des enfants en plein apprentissage.