Le clonage

Ce mot existe depuis très longtemps. J’ai plus de quarante ans et j’en entendais déjà parler enfant. Je n’arrive toujours pas à trouver le but qui pourrait être positif à cette pratique. Au pays de la surproduction, des brebis sont clonées en vue de produire plus de viande aux populations.

C’est très amusant quand on pense à l’étude faite par « Envoyé spécial », présenté par la journaliste Elise Lucet sur France 2, qui démontre que les mangeurs de viandes sont ceux qui ont le plus de glyphosate dans leur organisme.

Des questions se posent sur l’espérance de vie de ces pauvres bêtes, tout de même vouées à l’abattoir.

Depuis peu, il est question de cloner des animaux domestiques, parce que tu comprends, les pauvres gens sont tellement tristes d’avoir perdu leur petit être cher qu’ils n’en veulent pas d’autres que sa copie conforme. Amusant quand on voit le nombre indécent d’animaux abandonnés chaque année qui remplissent nos fourrières.

Le plus drôle est tout de même quand on nous parle de cloner des organes pour en pallier la pénurie. Des femmes sont, encore de nos jours, traitées d’assassins parce qu’elles avortent. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais autour d’un cœur ou de poumons, il y a une personne vivante.

Star Wars a répondu à cette question « pourquoi faire des clones ? ». Pourquoi en effet, si ce n’est pour faire de la chair à canon.

Je me suis tournée vers les chercheurs et je les ai regardés être fiers de leurs découvertes. Ils se congratulent et font pipi partout pour marquer leur territoire. C’est là, que cela m’a sauté aux yeux.

Ce sont des hommes ! Pas des Hommes, non. Des hommes, des mâles.

Les mâles humains ne possédant pas la capacité de procréer sans le ventre des femmes cherchent à devenir des dieux. Il faut les comprendre, les pauvres. Nous gagnons peu à peu, et dans tous les pays, de plus en plus le droit d’être considérées comme des individus à part entière, et non plus comme un ventre juste bon à donner à ces hommes, leur mâle miniature chargé de perpétuer leur nom d’homme. Ils ont trouvé la possibilité de faire leur mini-moi, dont ils seront sûrs qu’il sera bien d’eux.

Vous me direz qu’ils auront toujours besoin d’un ventre. Ces hommes auront toujours sous la main des femmes dans la pauvreté qui accepteront de souffrir 9 mois pour une poignée de dollars.

Je dis bien souffrir. Porter un enfant non issu de l’un de ses ovules peut s’avérer mortel pour le fétus comme pour la femme qui le porte. Des traitements sont donnés tout au long de la grossesse pour éviter le rejet. Cela n’est pas sans conséquence pour ces mères porteuses. Autant dire qu’elles méritent chaque billet vert qu’elles touchent.

A l’heure de la surpopulation, nos chercheurs ont besoin de créer des êtres vivants pour cacher leur incapacité à faire vivre dignement ceux encore vivants. Nous surconsommons, surproduisons, surexploitons, appauvrissons notre monde.

Et eux, tranquille, ils se prennent pour Dieu.

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