Quand le manga revisite les grands classiques de la littérature.

Je me suis laissée tenter par deux œuvres de Jane Austen de la collection « Les classiques en manga » :
– Emma
– Raison et sentiments

N’ayant pas lu les œuvres originaux, il m’est difficile de juger la pertinence des choix des dessinateurs, mais pour avoir vu le film tiré de « Raison et sentiments », je peux dire que la version manga est assez fidèle.

Je ne commenterai pas les œuvres de Jane Austen. On aime ou on n’aime pas. Ce n’est d’ailleurs pas le but de mon article.

Ce que j’ai pensé de ces deux mangas.

Il est toujours intéressant de lire des livres japonais. Ils nous apprennent beaucoup sur les us et coutumes de ce pays si différent du nôtre.
Pour le coup, pas de dépaysement ici, même si ce n’est pas notre époque. Normal, il aurait été étrange de voir les gens manger des sushis dans une Angleterre du XIXᵉ siècle.

Les personnages sont dessinés avec les codes du manga. Et là pour le coup, une adaptation du style était à propos. Les hommes y sont fins, longilignes. Les femmes sont toutes sur le même moule, belles et rachitiques. A part pour quelques rares personnages facilement reconnaissables, mais pas vraiment principaux dans l’histoire, j’ai trouvé que cela manquait d’imagination. D’autant que l’histoire était toute prête. Heureusement que les visages et les chevelures sont bien marqués.
De plus, bien que les deux histoires que j’ai choisies représentent des individus de la bourgeoisie, tout ce petit monde est bien maigrelet, voire d’une grande maigreur. Les seuls hommes bien bâtis (pas obèses, non plus) sont un vieux et un paysan.

Ce qui m’a surprise et beaucoup dérangée, le dessinateur a la fâcheuse habitude de faire pleurer ses personnages, homme ou femme, pour un oui, pour un non. Ça verse sa petite larme de joie, une autre quand ils ont de la peine, une autre encore pour … Enfin, ils sont presque toujours en train de chialer.

Amis Japonais, les Anglais sont connus pour leur flegme légendaire. Je ne pense pas qu’un colonel de ce pays s’agripperait aux rideaux durant un bal, en déballant sa vie comme si de rien était à une femme, presque une inconnue, et tout cela en pleurant.

J’ai apprécié qu’il n’y ait pas d’annotations intempestives pour les bruitages qui envahissent souvent les cases. Le roman devant tenir en un tome, je suppose qu’il n’y avait pas besoin de faire du remplissage. D’autant que ces deux histoires sont denses. L’adaptation ne m’a pas déplu.

Je m’attendais à un manga, j’ai eu un manga.

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