Ajin – Immortal Hounds

J’ai regardé l’animé d’Ajin après avoir lu jusqu’au sixième tome du manga du même nom. Il m’a fait penser à Immortal Hounds, dont j’ai entamé la série. Ces deux histoires sont troublantes par leur similitude opposée.

Dans Ajin, la population est comme vous et moi (enfin, je suppose que vous êtes comme moi). Elle est mortelle et peut mourir même d’une maladie bénigne. Sauf que parfois, une personne meure et sa vie bascule. Son corps se réinitialise, les blessures se referment, les membres amputés repoussent (même la tête). Malheureusement pour ces personnes, leur cauchemar commence. En découvrant leurs natures, elles doivent se cacher, dans le meilleur des cas, ou fuirent. Ces êtres ne sont plus considérés comme humains. Ils sont emprisonnés et subissent des expériences scientifiques atroces, dans lesquelles, ils sont amputés, torturés, puis tués pour réinitialisation, ainsi indéfiniment.

Dans Immortal Hounds, c’est l’inverse. Être immortel est la norme. Le mortel se voit traiter comme une anomalie et traquée, car elle peut transmettre sa mortalité, tel un virus. Dans une population ne connaissant plus les docteurs puisqu’il lui suffit de se tuer pour se soigner ne serait-ce qu’un rhume, cela pose un sérieux problème. D’autant que les gens n’hésitent pas une seconde à se tirer une balle dans la tête pour être libéré d’une simple fièvre.

Je suis restée saisie par la facilité de donner la mort dans ces deux histoires cruelles. Celle des deux espèces se retrouvant en majorité se donne le droit de traiter l’autre en animal, de la traquer, jusqu’à la mort s’il le faut.

Immortal Hounds offre un destin bien meilleur (si je puis dire, puisqu’il est quand même question de mort) à leurs semblables mortels. Bien plus enviable que celui réservé aux Ajin qui, comme ils ne peuvent pas mourir, servent de cobayes pour tester des armes militaires (en tant que cibles, sinon ce serait moins drôle), remplacent les mannequins de crash test, sont amputés pour voir leur résistance, …
Enfin, c’est carrément horrible. D’autant plus, qu’ils vivent comme tout le monde, jusqu’au jour de leur première mort, qui a souvent lieu suite à un accident.

Dans les deux séries, les familles, le peu de fois où elles sont mises en avant, n’offrent jamais un côté réjouissant, entre déni et rejet.

Les auteurs nous plongent dans ce que l’être humain a de plus noir, n’hésitant pas à traquer, voire à tuer jusqu’aux enfants.

Mais ce qui m’a choqué dans Ajin, c’est surtout le personnage emblématique des immortels, qui met sa faculté à ne pas mourir et son immense intelligence au service d’actes terroristes et laisse libre cours à sa folie.

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