Pourquoi tous ces murs ?

Quand j’habitais Saint Martin de Crau, nous avons vu notre quartier changer de visage, en quelques années.

A croire qu’une folie folle furieuse prenait les gens de vendre leurs maisons à d’autres plus empressés que jamais à faire valoir leur droit à l’intimité. C’est simple, nous pouvions deviner l’acquisition d’un nouveau propriétaire aux murs qui apparaissaient aux limites des jardins. Parfois même, les nouveaux voisins faisaient connaissance durant la montée de ladite muraille de protection, car comme tout le monde le sait, on n’est jamais trop prudent, ni trop en sécurité.

Ce sont les informations qui m’inspirent ces lignes amères.

Nous passons du mur américano-mexicain, à celui israélo-palestinien en quelques minutes. C’est à croire que le mur de Berlin n’a pas suffi pour toute l’histoire de l’humanité.

C’en est à regretter le manque de cannibalisme des « peaux rouges ». Les Américains ont oublié que Thanksgiving est une fête de partage entre les colons et le peuple natif de leur « mère-patrie ».

Ils érigent un mur pour ne pas se faire coloniser.

Cette peur et cette haine de notre prochain m’inspirent la fin du monde menée tambour battant par l’intolérance, l’inconscience, l’incapacité à accepter l’autre.

Le mur que l’on entend dire être celui de Trump me fait penser à ce film catastrophe dans lequel la planète vit un phénomène de glaciation en quelques heures. On y voit le peuple Américain se réfugier au Mexique.

Ben là pour le coup, le mur à leur frontière serait bien utile.

Quant au mur israélo-palestinien, que dire …
Les larmes me monteraient presque aux yeux.

Comment un peuple qui a connu l’exil, la déportation, la « Shoah » (comme il aime l’appeler), peut se retrouver à faire ce qu’il reproche à autrui ?

Certes, pas de chambres à gaz pour les Palestiniens, quoique des fois je me demande si ce n’est pas en projet, après leur mur.

Un jour, quelques personnes qui se sont crues tous les droits ont pris la carte de Judée et on dit : allez ! Pour nous faire pardonner, prenez là votre terre promise.

Les nouveaux Israéliens ont un peu poussé du cul les « indigènes », puis leur ont carrément pris leurs maisons et leurs terres, comme si cela devait couler de soi. Ils ont même construit des aqueducs pour piquer l’eau des pays de leurs voisins, y causant la sécheresse, pour abreuver leur nation grandissante.

Après les murs des camps qui l’ont empêché de sortir, ce peuple bâtit des murs autour de son Israël, pour empêcher d’entrer celui dont il a volé les biens.

De quel droit ? De celui du plus fort, bien sûr ! Du plus riche. De celui qui a le plus gros caillou …

Désolée !

Du plus gros flingue à la ceinture. Oui, je sais ! On n’est pas chez les cowboys.

L’Homme n’apprendra donc jamais de ses erreurs. Combien de génocides, de bombes, de drames, nous faudra-t-il encore subir avant que l’Être Humain suive pourtant ces règles simples qu’il s’est lui-même imposées :

« Tu ne tueras point.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain et rien de ce qui lui appartient. »

N’y a-t-il donc que sur la planète des singes, où on ne tue jamais l’un de ses semblables.

Ami ! Entends-tu ?

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