Avec ou sans émotions

J’ai regardé « Les enfants de la Baleine », la version animée du manga d’Umeda Abi.

Résumé tiré de :

https://www.manga-news.com/index.php/serie/Enfants-de-la-baleine-les

« Dans un monde où tout n’est plus que sable, un gigantesque vaisseau vogue à la surface d’un océan de dunes. Il abrite des hommes et des femmes capables pour beaucoup de manipuler le saimia, un pouvoir surnaturel qu’ils tirent de leurs émotions. Ce don les condamne cependant à une mort précoce.

À bord de la “Baleine de glaise”, ils vivent leur courte vie coupés du reste du monde.
Jusqu’au jour où, sur un vaisseau à la dérive, le jeune Chakuro fait une étrange rencontre… »

La rencontre que fait Chakuro est une jeune fille appartenant à un autre peuple qui donne ses émotions à une entité qui en fait de l’énergie. D’après eux :

Les émotions peuvent nuire à la survie du monde et ne paraissent pas indispensables. 

Il n’est pas rare de voir ce thème exploité par nos amis japonais, ce qui est troublant, venant des membres d’une société qui perçoit une simple poignée de main comme un acte très intime.

Dans Hāmonī aussi, les habitants de son pays se retrouvent obligés de suivre un code où les personnes doivent effacer leur individualité pour le bien de tous. Une autre jeune fille à l’image de celle des enfants de la baleine vient d’un peuple dont le cerveau a génétiquement une carence à éprouver des émotions. Il n’éprouve tout simplement rien, ni bien, ni mal.

Il est d’autant plus intéressant de voir comment ce sujet est traité par leurs auteurs eux-mêmes issus d’une civilisation pour laquelle il est inhabituel de montrer ses émotions.

La différence entre Hāmonī et les enfants de la baleine vient que, dans le premier, les protagonistes doivent se forcer pour entrer dans le moule, alors que dans le deuxième, les émotions sont aspirées et effacées.

Il est difficile pour moi d’imaginer une vie vide de toute émotion. Cela vient peut-être du fait que je suis française et qu’il est habituel pour nous de râler, de nous exprimer, parfois bruyamment, de ne pas avoir peur de monter nos sentiments, voire d’avoir besoin de les revendiquer.

Je ne parle pas des sentiments amoureux, où chacun gère comme il peut, mais bien de nos opinions sur tout.

Cette question reste en suspens dans mon esprit :

Que seraient nos vies sans émotion ?

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