OKAMI (1)

Je me suis demandée :

Attendre ou ne pas attendre la publication ?

Allez ! Je l’ai écrit pour être lu. 

Donc je vous donne ma nouvelle correction.

Les premières pages de mon roman commence avec :

  1. L’homme debout
  2. Du fond de mon âme

Voici donc la suite. 

Bonne lecture !


2

Cobannos, cité la plus ancienne du monde caché des dragons, est en ébullition. La compagne du maître des lieux vient de se faire avaler. Toute personne liant sa vie aux dragons sait que cela peut arriver, même si les bêtes et les humains vivent en symbiose.

Deux solutions sont possibles dans un tel cas. Tuer l’animal en prenant le risque de tuer l’humain, ou laisser faire.

Nul ne sait pourquoi les dragons agissent parfois ainsi. Après deux jours passés dans l’un de leurs ventres, l’humain est recraché. Telle une renaissance, il aura perdu la mémoire de son histoire, ne gardant que les connaissances.

Alors vient le recommencement, une nouvelle vie qui jamais plus ne s’achèvera. L’humain est désormais un immortel aux cinq sens aiguisés. Il devient également capable de communiquer avec les dragons.

Il devient et sera à jamais un Divarvel.

*

Qu’est-ce qui leur avait pris ? Pourquoi Banita était-elle entrée dans la fosse ? Pourquoi le dragon de son ami l’avait-il avalé ? Tant de questions se bousculaient dans la tête d’Egon. Il fallait prendre une décision : Tuer ou ne pas tuer le dragon ?

Le dragon vert de Melchior ne s’était jamais comporté ainsi. Aussi grand que trois hommes et trois fois plus long, il faisait partie des dragons les plus coriaces. Bien qu’il se soit toujours montré un ami fidèle, son sort serait peut-être la mort immédiate. Laisser faire voulait dire que Banita de Cobannos devienne à jamais une Divarvel.

Egon de Cobannos prit une profonde inspiration. Son visage qui malgré les marques du temps et la dureté de sa vie n’avait jamais perdu la finesse de ses traits se contracta d’une tristesse sans fond. Quand l’air sortit enfin de sa bouche aux lèvres bien dessinées, sa peine s’envola.

— Isolez le dragon ! Mettez-le dans sa tanière !

Melchior en aurait presque pleuré : son dragon allait vivre. Un Divarvel n’a plus aucune obligation envers son ancienne vie. La loi était sans appel, Egon renonçait à sa compagne. Il suivit Melchior qui avait soufflé un « merci » avant de rejoindre son dragon.

Les deux amis quittèrent le promontoire surplombant la fosse et descendirent par la rampe y menant. Ils traversèrent l’immense étendue ocre qui les séparait de l’avaleur. La terre habituellement poussiéreuse semblait figée. Melchior venait d’arriver devant son dragon, quand celui-ci poussa un gémissement. Une boule de lumière sortit de son abdomen, à l’endroit où le vert est le plus foncé du reste de son corps. L’animal se traîna avec difficulté jusqu’à l’entrée de sa tanière à peine plus haute que lui. Il fit un effort pour s’y glisser au plus profond et s’effondra, épuisé. La boule de lumière tournoya autour des humains puis arriva devant Egon.

— La perle de vie, lâcha-t-il.


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