Handicap invisible en Polynésie

Une des choses que je me suis mise à chercher quand j’ai su que nous allions vivre en Polynésie, ce sont les structures pour autistes.

Le premier organisme que j’ai trouvé est la CTES qui n’est autre que la MDPH polynésienne (MDPH : organisme qui alloue les droits aux handicapés en France).

Quand vous savez que vous venez vivre en Polynésie, il faut prendre au plus vide contact avec elle, surtout si vous avez un enfant qui aura besoin d’un AESH à l’école (AVS, peu importe comment on l’appelle dans votre région, c’est le même travail). Leur budget est serré, alors prévenez dès que possible avant votre arrivée.

Il est fort dommage d’avoir des droits qui ne peuvent être mis en place faute de moyens.
Après j’ai fouillé, pour me rendre compte qu’il n’y avait pas grand-chose. Le SESSAD n’existe pas vraiment. Je dirai même plus, il existe, enfin il paraît, mais se cache. Je ne me suis pas efforcée de le trouver, encore moins de le chercher.

Il faut le savoir, la notification MHDP (donc de la France) est un saint-Graal ici. J’ai entendu des histoires sur des parents qui envoyaient leur enfant dans de la famille en France pour avoir cette fameuse notification MDPH. Les décisions prises en France ne sont pas contestées sur ce territoire. Par contre, l’allocation ne suit pas forcément. Il faut se renseigner auprès de l’employeur ou la CAF. Celle de mon fils, je ne la touche plus par la CAF (j’ai vérifié mes dires après coup. Je la touche bien, mais par le travail de mon mari).

Bon après je n’attends pas dessus pour aller aux roulottes.

Les handicaps ne sont pas tous reconnus sur le sol polynésien. Toutes les dyslexies et autres dysfonctionnements sont appelés des handicaps invisibles. Ils ne sont pas pris en charge. Pareil pour les différents spectres autistiques, l’hyperactivité, …

Il vaut mieux se renseigner avant de partir. D’où la nécessité d’être bien à jour avec la MDPH et d’arriver dûment muni de la sacro-sainte notification qui normalement, si vous avez bien rempli toutes les bonnes cases, couvre la totalité de votre séjour sur le sol polynésien. A part, si votre séjour est définitif, là je ne peux rien vous certifier.

Un autre organisme est « l‘Unité de pédopsychiatrie » pour les jeunes à Pirae, pour les adolescents à Papeete. Mais mesdames, attendez-vous à prendre ce fameux coup de douze dans les dents, comme quoi vous êtes trop…, ou pas assez…

Enfin si vous culpabilisez déjà, le plus simple est de laisser votre homme gérer tout seul. Si ! Si ! Curieusement, l’homme, lui, n’est coupable d’aucun méfait. Et ce n’est pas moi, personnellement qui ait mal interprété. C’est un ressenti fort chez les mères accueillies dans cette unité censée accompagner nos enfants, mais nous, parents, également. Donc mesdames, il vaut mieux vous bétonner les neurones pour ne pas chialer comme une madeleine ou dégommer des dents et passer en plus pour une hystérique.

En parlant avec des parents d’enfants avec handicap, j’ai appris l’encouragement qui était faite auprès des mères tout à fait très imparfaites, puisqu’elles avaient mis au monde un enfant avec handicap et que, manifestement, aucunes sur toute la Polynésie, même chez les expatriées, n’étaient capables de les élever convenablement.

L’association Entre deux mondes est la dernière porte où j’ai arrêté mes recherches. Tous les mois, elle organise un café conférence pour parler de nos enfants, de nos difficultés administratives et/ou autres. Elle reçoit parfois des professionnels du handicap, qui peuvent être aussi bien la personne qui s’occupe des AVS, qu’un psychologue. Sa présidente est très investie et peut vous apporter son aide et ses conseils dans nos démarches. A vous de voir si cette association qui se bat réellement pour faire valoir les handicaps dits invisibles en Polynésie vous convient, ou pas.

Enfin, je ne peux parler de handicap sans citer le site « handicap-polynesie.com » qui sera une mine d’informations pour toutes celles et ceux qui cherchent des renseignements sur tout ce qui est mis en place autour du HANDICAP quel qu’il soit sur toute la Polynésie.

Je me suis arrêtée à l’endroit qui était bon pour moi, ma famille et mon fils autiste asperger. Votre chemin sera différent.

N’hésitez pas à mettre en commentaire vos informations utiles pour toutes celles et tous ceux qui en auront besoin.

Bon séjour !

 

 

CTES : comme la MDPH, version Polynésie.
Unité de pédopsychiatrie : Tel 40.48.58.73 / 40.48.58.74
Entre deux mondes : association d’aide aux parents d’enfants avec un handicap invisible.
http://handicap-polynesie.com/

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