Epopée de Charlie Broque

Hier, je me suis couchée avec la satisfaction du devoir accompli. Idiot de dire cela car le devoir en question, c’est d’avoir avancé la correction de mon roman qui peut-être, un jour sera ou ne sera pas lu par quelqu’un d’autre que moi. Je dis bien lu, car publié, c’est encore une autre histoire.

Oui, je me morfonds un peu ce matin. Après tout, pourquoi pas moi ?

J’avance à grosses gouttes, mais en pointillés. Mon manuscrit fait 119 pages de police 12 Times New Roman et j’en suis à la correction de la 91. Donc j’en vois bientôt la fin. Quand je pense qu’il m’a fallu à peine 7 mois pour mettre l’épopée de ma Charlie Broque sur le papier. Un an pendant laquelle j’ai imprimé mes 8 gentils formats, je me suis violemment botté le cul pour aller les poster dans les plus grandes maisons d’éditions, car il faut commencer grand et puis se réduire au fur et à mesure.

Oui, ça n’a l’air de rien, mais la peur de réussir ça peut être un frein.

A cette époque, j’entamais ou finissais ma saison 2, ou 3 du défi des 100 jours. Et à chaque fois que l’exercice du jour était « d’imaginer mon futur en détaille », je me voyais dans une belle maison avec un immense jardin arboré comme un parc botanique, avec son immense bassin à poissons et son potager planter à la sauvageonne. Jamel Debbouze débarquait avec son frère pour en faire un film.

Oui, avec son frère. Je ne sais pas pourquoi. Il faut croire que je veux absolument caser ma sœur.

Ce matin, je me réveille dans une grande maison (là j’ai plutôt bon) à Tahiti (encore mieux que dans mon rêve) avec un jardin tout petit, mais le coin potager est là, sous le bananier (presque tout bon, tout compte fait).

Sauf que je suis toujours à potasser mon histoire de femme-loup avec dédoublement de la personnalité suite aux manigances de l’ancienne soi qui cherche à devenir celle qui vivra.

Mais c’est ma faute car il est vrai que mon texte était fortement brouillon. Même moi je m’en rends compte à présent. J’ai confondu relecture et correction avec le travail d’un professeur d’école corrigeant les dictées de ses élèves limite analphabètes.

 Voilà ! Voilà ! Voilà !

Ou pas !

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