Frigiel et Fluffy

Celles et ceux qui aiment le youtubeur Frigiel seront probablement intéressés par cet article. Surtout s’ils n’ont pas encore eu l’occasion de s’acheter un des tomes des romans ou des BD de la série « Frigiel et Fluffy ».

La première série est celle de 4 tomes de Frigiel et Nicolas Digard, parue aux Editions Slalom.

L’histoire commence à Lanniel, où le jeune Frigiel, 15 ans, voit apparaître un dragon noir au-dessus de son village. Suite à cet incident, son grand-père lui confie, dans la précipitation, un coffre noir et lui demande de l’apporter à Valmar qui se trouve à Puaba. Au fil de son aventure, Frigiel fait des rencontres, lie des amitiés notamment avec Abel et Alice, se fait des ennemis. Il rétablira la paix et la justice dans ce monde cubique, d’où les mages ont été bannis. Il marche également sur les traces du passé de sa famille. Tout cela accompagné de son chien et éternel ami Fluffly.

Les bandes dessinées depuis peu au nombre de 4, de Frigiel, Derrien et Minte, parues aux Editions Soleil, sont une suite des romans.

Nous y retrouvons Abel et Alice devenus inséparables de notre héros. Les histoires y sont plus légères. Dans le deuxième tome, des youtubeurs dont les noms ont quelque peu été modifiés y apparaissent.

« Frigiel et Fluffy, les origines » est le dernier roman né de la collaboration entre Frigiel et Ange. Il est toujours paru aux Editions Slalom.

Notre héros a 10 ans. C’est une part difficile de son enfance qui s’offre à nous. Frigiel, adopté par son grand-père souvent absent, n’est pas le bienvenu au village de Lanniel. Il est même le bouc émissaire de certains enfants. Une chasse au trésor va réajuster tout cela. Sa rencontre avec un mystérieux inconnu présage une suite.

Dans tous les cas, nous retrouvons le monde de minecraft et de Frigiel (le youtubeur), avec ses cubes, ses creepers, ses araignées, ses cochons zombies, voir ses zombies tout court, ses endermen, sans oublier les fameux squelettes si chers à Fluffy.

PS : Mon fils vient de m’apprendre

  • il n’y a pas 3, mais 4 tomes en BD ;
  • plus une suite au première cycle, qui se nomme « le cycle des Farlands » ;
  • plus un carnet d’aventure ;
  • plus une version « cherche Frigiel et Fluffy », comme le fameux « où est Charlie »

Tout un programme !

 

 

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Okami (5)

    C’est avec délectation que Julie s’admirait dans la psyché de sa chambre. Ses formes généreuses sans l’être trop, sa silhouette élancée et gracieuse, quoique un peu trop musclée à son goût, la comblait.

    « Eh, l’autre ! Regardez-la ! Elle se trouve trop belle ! »

    Elle rigola à cette pensée et entreprit de coiffer ses longs et fins cheveux noir de jais avec son peigne en bois. Elle se baissa un peu pour voir le sommet de son crâne.

    « Trop petit ce miroir, pensa-t-elle. Quand je rentrerai, j’en installerai un dans ma chambre. Ou peut-être me ferais-je faire un pan de mur complet ? Non, un grand devrait suffire. Il ne s’agirait pas que j’en perde la tête. »

    Elle gloussa en plongeant son regard dans le reflet de ses yeux d’un bleu azur. Elle y vit tant d’espoir que son cœur fit un bond dans sa poitrine.

    La treizième avait tenu sa promesse. Ses potions avaient réussi à la transformer totalement, ou presque. Il avait fallu près de trente cycles à Banita pour y parvenir. Julie avait refusé d’aller chez les sapiens. La chirurgie lui avait paru une méthode horrible. Depuis des cycles, elle ingurgitait toutes les décoctions que lui donnait la Dame de Cobannos.


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Pour celles et ceux qui suivent Okami

J’imagine que mes régulières publications et republications de mon roman doivent lasser de suivre les péripéties de mon Okami qui n’aboutit pas plus loin que les premiers chapitres.

Mais je vous livre, au fur et à mesure des corrections, la nouvelle version.

Il est difficile pour moi de savoir si je fais fausse route, ou si au contraire, je suis sur le bon chemin. Mon blog n’étant pas une page de critique littéraire, il n’y a plus qu’à attendre le choix de la maison d’éditions.

En attendant, en espérant que la nouvelle version vous convienne mieux que la précédente, je vous livre peu à peu mon œuvre.

Qui sais bientôt, peut-être la version intégrale sous forme de livre, ou de livre numérique.

Je vous dis : à dimanche !

Vanira Lodge

Petit séjour de deux nuits pour ma petite famille et moi, dans cette pension de famille de Tahiti Iti.

Si vous êtes en fauteuil roulant, ou si vous souhaitez être les pieds dans l’eau, oubliez. Ce n’est pas la pension qu’il vous faut. Au début, nous nous sommes même demandé, si nous allions arriver à monter la pente sans un bon 4X4. Mais notre petite Fiat Panda s’en est sortie sans problème, car si le chemin n’est pas engageant, il est bétonné sur la montée.

Par contre, si vous souhaitez faire l’expérience d’une maison traditionnelle polynésienne en famille, d’une maison dans les arbres et avoir l’impression de vivre comme Robinson (en version grand luxe, bien sûr), ou encore de vivre un moment en amoureux dans un bungalow avec jacuzzi et vue sur le lagon (pas panoramique, mais magnifique tout de même), Vanira Lodge est vraiment un très bon endroit pour cela.

Nous avons pris le bungalow « KAVA » (voir la photo du site prise de la Messaline). Mon fils qui habituellement n’aime pas les changements dans les salles d’eau a adoré la douche faite avec des pierres volcaniques de l’île. Cette impression d’être dedans et dehors à la fois nous a ravis.

La pension possède une petite piscine commune qui a trois paliers. Il faudra être prudent avec les jeunes enfants qui ne savent pas nager. L’avantage, c’est que les parents peuvent avoir de l’eau un peu au-dessus de la poitrine pour les mamans, tout en étant avec leurs enfants dans la partie pataugeoire.

Le cadre est agréable. Vous pouvez y voir des bassins à poissons avec sa végétation, ainsi que son potager qui, je pense, s’inspire de la permaculture.

Je ne vous conseillerai pas le sentier qui se trouve après le bungalow « Ofai ». Je n’y suis tentée. J’ai atteint le panorama en recrachant une partie de mes poumons, et en me demandant comment mon cœur arrivait encore à battre. Mon fils pareil. La montée se grimpe grâce à des marches creusées dans la terre. Du haut de mon mètre cinquante-six, certaines marches m’arrivaient bien au genou. La vue y est magnifique et heureusement. La descente est aussi fastidieuse que la montée. C’est simple, mes muscles pleurent encore leurs mères.

Les bungalows familiaux sont équipés de cuisine, et heureusement. Honnêtement, nous avons bien mangé au restaurant de la pension. Il ne faut pas être de gros mangeurs. Le menu y est gastronomique. C’est délicieux et fin, mais pas de steak frites. Ou alors mon fils de 14 ans était trop vieux pour qu’il puisse y avoir accès. Il a pris le bœuf (sauce morilles à part), frites maison. Avec mon poisson perroquet vapeur, ses légumes et son riz, je suis celle qui a reçu la plus grosse assiette. Le poulpe au curry est apporté dans une très grande assiette qui forme en son centre un bol. Et pour le coup la portion paraît d’autant plus petite. On remercierait presque le riz d’exister.

Le restaurant est fait plus pour les gourmets que pour les gros mangeurs. En contre-partie, le petit déjeuner est copieux, avec ses fruits frais, le fromage, confiture,  pour tous les menus proposés. Il y a possibilité d’avoir une version pain coco, pain beurre, yaourt, ou une version avec omelette. Vous pouvez aussi vous contenter du simple café qui celui-ci est coulé et pas soluble comme dans les bungalows.

En conclusion, notre séjour dans cette pension de famille y a été agréable. Elle vaut sa bonne notation dans le guide « Ia ora ». Elle change des pensions les pieds dans le sable et offre une aventure différente.

Okami (4)

La Folle attendit Esteban en haut des escaliers menant aux profondeurs de Cobannos. Quand l’homme-dragon émergea enfin, la nuit venait à peine de tomber. Les paroles douces et réconfortantes de la guérisseuse mirent un peu de chaleur dans ce cœur fatigué et ce corps amaigri par un trop long jeûne. La Folle, dont la joie amusa Esteban, l’enveloppa d’un baume de sérénité. Banita irait à Andenken. Là-bas, son statut d’homme-dragon lui ouvrirait les portes de la cité interdite des Divarvel.
Dans trois lunes, la transformation des quatre cents cycles serait passée. Charlie était celle qui devait être sa compagne. L’homme-dragon n’en avait jamais douté.
Trois lunes ! Presque rien.
Cette nuit, Esteban dormit dans un vrai lit. Et tout petit fut-il, il lui parut le plus confortable des couchages. Trois lunes ! Esteban s’endormit avec l’espoir qu’il ne serait plus jamais seul au monde.

*

Perle de vie, perle de vie
Toi qui tournoie dans la cité
Trouveras-tu ton amie,
Dans le cœur d’hominidé ?
Hommes, femmes, enfants,
Nul ne semble répondre à ton cri.
Toi qui traverse inlassablement,
Murs de bois, de pierre ou de torchis.
Perle de vie ne trouve pas
Son élue, son âme sœur.
La cité qu’elle quitte de ce pas
Ne refermait nullement son cœur.


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Avec ou sans émotions

J’ai regardé « Les enfants de la Baleine », la version animée du manga d’Umeda Abi.

Résumé tiré de :

https://www.manga-news.com/index.php/serie/Enfants-de-la-baleine-les

« Dans un monde où tout n’est plus que sable, un gigantesque vaisseau vogue à la surface d’un océan de dunes. Il abrite des hommes et des femmes capables pour beaucoup de manipuler le saimia, un pouvoir surnaturel qu’ils tirent de leurs émotions. Ce don les condamne cependant à une mort précoce.

À bord de la “Baleine de glaise”, ils vivent leur courte vie coupés du reste du monde.
Jusqu’au jour où, sur un vaisseau à la dérive, le jeune Chakuro fait une étrange rencontre… »

La rencontre que fait Chakuro est une jeune fille appartenant à un autre peuple qui donne ses émotions à une entité qui en fait de l’énergie. D’après eux :

Les émotions peuvent nuire à la survie du monde et ne paraissent pas indispensables. 

Il n’est pas rare de voir ce thème exploité par nos amis japonais, ce qui est troublant, venant des membres d’une société qui perçoit une simple poignée de main comme un acte très intime.

Dans Hāmonī aussi, les habitants de son pays se retrouvent obligés de suivre un code où les personnes doivent effacer leur individualité pour le bien de tous. Une autre jeune fille à l’image de celle des enfants de la baleine vient d’un peuple dont le cerveau a génétiquement une carence à éprouver des émotions. Il n’éprouve tout simplement rien, ni bien, ni mal.

Il est d’autant plus intéressant de voir comment ce sujet est traité par leurs auteurs eux-mêmes issus d’une civilisation pour laquelle il est inhabituel de montrer ses émotions.

La différence entre Hāmonī et les enfants de la baleine vient que, dans le premier, les protagonistes doivent se forcer pour entrer dans le moule, alors que dans le deuxième, les émotions sont aspirées et effacées.

Il est difficile pour moi d’imaginer une vie vide de toute émotion. Cela vient peut-être du fait que je suis française et qu’il est habituel pour nous de râler, de nous exprimer, parfois bruyamment, de ne pas avoir peur de monter nos sentiments, voire d’avoir besoin de les revendiquer.

Je ne parle pas des sentiments amoureux, où chacun gère comme il peut, mais bien de nos opinions sur tout.

Cette question reste en suspens dans mon esprit :

Que seraient nos vies sans émotion ?

En vacances

J’ai décidé de me mettre en vacances des réseaux sociaux, pour voir ce que je faisais de ma vie avant de me connecter minimum deux fois par jour à internet.

Bon, j’irais voir quand même ma messagerie, car je dois m’arracher les cheveux, …, je veux dire trouver le moyen d’inscrire ma fille à des cours au CNED.

Ce n’est pas encore gagné, je panique rien qu’à l’idée d’ouvrir ma session. Arrivera ou n’arrivera pas ? Quel mot de passe sera-t-il d’accord de valider aujourd’hui ? Enfin que du bonheur !

Je fais également l’expérience du SEO, ce système qui permet d’avoir beaucoup de vues sur ma page. Les intervenants WordPress de Tahiti qui aident nos pauvres âmes d’apprentis blogueurs à faire du mouvement positif dans la courbe de nos statistiques, nous ont bien expliqué qu’il faut publier beaucoup et souvent pour être lu par le plus grand nombre.

Eh bien c’est vrai !

Je suis face à la dure réalité du web. Si tu publies tous les deux jours, il faut avoir des publications sur d’autres réseaux pour faire un appel à aller sur ta page. C’est sans fin.

Je me demande donc à l’heure d’aujourd’hui, si c’est ce que je recherche vraiment.

Quand je prends le temps d’écrire un article de 300 mots, ça me puise facile une heure. Et même quand il reste des fautes d’orthographe et/ou de conjugaison, le texte est lu et relu par mes soins, par un logiciel en ligne de correction, puis lu et relu par moi. Enfin tout ça pour dire que je vais lever le pied, parce que pour le coup, je n’ai même plus ni le temps, ni le courage d’aller voir sur Textbroker si je peux me faire un peu de sou.

Oui, cela n’a l’air de rien, mais il faut bien faire le taxi pour les enfants, les courses, trois secondes de ménage (d’ailleurs faudrait que je passe un peu la serpillère), s’occuper du linge qui ne veut pas se nettoyer et se ranger tout seul.

Enfin bref ! La vie quoi ! Ajoute à ça le bénévolat à la Croix Rouge, le va’a, et quelques autres activités loisirs que je m’accorde, mon prochain roman n’envoie pas une ligne.

Oui je sais, je viens d’essayer de faire un jeu de mots, avec probablement une grosse faute grammaticale : n’en voit = n’envoie.

Pitoyable, mais il faut bien s’entrainer un peu. Les mots ne font pas toujours ce que l’on veut. C’est comme le linge qui ne se range pas seul.

Cet article, à lui tout seul, m’a demandé quelques jours. Pas faute de temps, mais bien faute d’aménagement du territoire. Entre l’instant où je l’ai commencé et maintenant, la vie m’a envahi de ses obligations.

Tout cela pour en revenir aux vacances. Aujourd’hui, don du sang, tri à la Croix Rouge, courses pour le barbecue de demain, premier cours de chant tahitien, miam-miam, sans oublier le linge. Pas le temps de chômer.

Je vais donc me concentrer sur la vie non virtuelle pendant ces quelques jours de vacances de Toussaint.

En attendant, bonnes vacances à vous !